Soudan : démission du premier ministre suite à de violentes manifestations

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Abdallah Hamdok
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Le premier ministre soudanais Abdalla Hamdok a démissionné ce dimanche. Cette décision est intervenue après que trois manifestants ont été tués par les forces de sécurité soudanaises lors de protestations anti-coup d’État près de la capitale du pays, précise le Comité central des médecins soudanais (SCDC). Dans un discours télévisé, Hamdok a déclaré qu’il se retirait pour laisser la place «aux filles ou aux fils» du pays pour achever la période de transition. Il a également félicité le peuple soudanais pour sa détermination à réclamer «la liberté et la justice» pendant ses manifestations, ajoutant : «Vous aurez certainement un avenir meilleur grâce à votre enthousiasme révolutionnaire».




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Lors de son discours, Hamdok a souligné : «Il convient de mentionner que mon acceptation de la tâche au poste de premier ministre en août 2019 était fondée sur un document constitutionnel et un consensus politique entre les composantes civiles et militaires, que j’ai prêché comme un modèle soudanais unique, mais il n’a pas survécu avec le même degré d’engagement et d’harmonie avec lequel il a commencé».




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Notons que depuis 2019, le Soudan a été dirigé par une alliance précaire entre les groupes militaires et civils. Mais en octobre dernier, les militaires ont pris le contrôle, dissolvant le Conseil souverain et le gouvernement de transition qui partagent le pouvoir, et détenant temporairement Hamdok. Le chef militaire du pays, le général Abdel Fattah Al-Burhan, a par la suite réintégré le premier ministre en novembre dans le cadre d’un accord entre les dirigeants militaires et civils. Selon cet accord, Hamdok redeviendrait le chef du gouvernement de transition, qui a été établi pour la première fois après l’éviction de l’homme fort, le président Omar Al-Bashir, en 2019.


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