Les Maliens dimanche aux urnes pour voter une nouvelle Constitution

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PLF 2025 : Le Mali prévoit 135 millions de dollars pour les dépenses électoralesÉlection présidentielle malienne de 2018 © AP
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Les Maliens se rendront, dimanche 18 juin, aux urnes pour approuver ou non une nouvelle Constitution soumise par les autorités de transition à un référendum.

Ce vote est le premier organisé par les autorités de transition depuis que les militaires sont arrivés au pouvoir en août 2020. Il est un jalon saillant sur le chemin censé conduire à un retour des civils au pouvoir en mars 2024, en vertu des engagements pris par les autorités maliennes.

Les Maliens se prononceront ainsi dimanche à partir de 8h (locales et GMT) sur le projet constitutionnel à l’aide de bulletins verts pour le oui, rouges pour le non. Les résultats sont attendus dans les 72 heures qui suivent.

Appel à approuver le projet de Constitution

Mardi 13 juin, le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a appelé les citoyens à approuver par oui le projet de Constitution.

«Je demande aux Maliens de sortir massivement, le dimanche 18 juin, pour donner raison au projet de Constitution en votant oui», a-t-il déclaré dans une intervention dans un stade de Ségou (centre).

«Le projet de Constitution a été fait par les Maliens», a-t-il dit, relevant, que malgré un certain nombre d’oppositions, le texte était «le résultat d’un travail consensuel de toutes les sensibilités».

«Même les Maliens de la diaspora ont été impliqués, mais aucune personne étrangère n’a été associée à sa rédaction», a-t-il indiqué.

Vote des Forces de défense et de sécurité

Les Forces de défense et de sécurité du Mali (FSD) avaient voté, dimanche 11 juin, pour le référendum constitutionnel, soit une semaine avant le vote des civils.

La version présentée comme finale de la Constitution, remise le 27 février dernier au chef de la transition, affirme l’ «attachement à la forme républicaine et à la laïcité de l’État». Elle renforce les pouvoirs du président, lui permet d’ordonner la mobilisation générale dans ce pays et relègue le français au rang de «langue de travail», selon le texte final.

Dans la nouvelle Constitution, «le gouvernement est responsable devant le président», et non plus devant l’Assemblée nationale. L’initiative des lois appartiendrait au président et aux parlementaires, et non plus au gouvernement et à l’Assemblée nationale.

Le président serait élu pour cinq ans et ne pourrait effectuer plus de deux mandats, selon le projet de Constitution.

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