Engrais : plusieurs pays africains signent une déclaration pour révolutionner leur agriculture

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Les marchés alimentaires : la FAO appelle à renforcer la résilience du commerce agricoleImage d'illustration © DR
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Les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont annoncé des mesures pour rendre les engrais plus accessibles et abordables dans la région, confrontée à une crise alimentaire. Ils se sont engagés à tripler la consommation d’engrais d’ici 2035 afin de doubler la productivité agricole. Les États signataires de la Déclaration de Lomé ont convenu d’éliminer progressivement les droits de douane et taxes sur les engrais, simplifier les formalités douanières et administratives, et investir davantage dans les infrastructures portuaires, de stockage et de transport. Ils ont également souligné l’importance de la santé des sols pour la sécurité alimentaire et accordé une attention particulière aux petits exploitants agricoles.

Le président togolais, Faure Gnassingbé, a appelé à une vision sous-régionale et à une coordination efficace pour trouver les meilleures solutions. La feuille de route présentée lors de la rencontre met l’accent sur la mobilisation politique, le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles, le soutien à la production locale d’engrais et l’appui financier aux petits exploitants agricoles. Ces mesures sont censées favoriser la création d’emplois, mais l’urgence actuelle est de répondre aux besoins immédiats de la saison agricole à venir.

La Banque mondiale a aussi annoncé son engagement à investir 1,5 milliard de dollars supplémentaires dans le secteur de l’agriculture d’ici 2024, s’ajoutant aux 4 milliards déjà engagés. Ces initiatives visent à stimuler le développement agricole et à améliorer la sécurité alimentaire dans la région.

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