Le FMI et Tunis s’accordent sur un prêt de 1,9 milliard de dollars

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Tanzanie : la route sinueuse vers la stabilité économiqueSiège du FMI © DR
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Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, dans un communiqué publié samedi dernier, être parvenu à un accord avec les autorités tunisiennes, en vertu duquel un prêt d’environ 1,9 milliard de dollars sera accordé au pays sur une période de quatre ans pour soutenir les politiques et les réformes économiques.

«Les autorités tunisiennes et l’équipe du FMI (dirigée par Chris Geiregat et Brett Rayner) sont parvenues à un accord au niveau des services sur les politiques et les réformes économiques qui seront soutenues par un nouveau mécanisme élargi de crédit de 48 mois avec un accès demandé de 1,472 milliard de droits de tirage spéciaux (équivalant à environ 1,9 milliard de dollars)», relate le FMI dans son communiqué.

Et d’expliquer que cet accord vise à rétablir la stabilité macroéconomique, à renforcer la sécurité sociale et l’équité fiscale et à accélérer les réformes pour ancrer un environnement propice afin de réaliser une croissance inclusive et de créer de l’emploi durable.

L’institution financière internationale explique que «la détérioration de l’environnement mondial et les prix internationaux élevés des matières premières pèsent lourdement sur l’économie tunisienne, ajoutant aux faiblesses structurelles sous-jacentes dans un contexte socio-économique difficile. La croissance ralentira probablement à court terme, tandis que la hausse des cours internationaux des matières premières exercera des pressions sur l’inflation ainsi que sur les soldes extérieurs et budgétaires de la Tunisie».

Le nouvel accord, portant sur une durée de quatre ans, «soutiendra le programme de réformes économiques des autorités pour rétablir la stabilité budgétaire et extérieure de la Tunisie, renforcer la protection sociale et promouvoir une croissance plus élevée, plus verte et inclusive», ont déclaré, dans un communiqué, Chris Geiregat et Brett Rayner.

En échange de ce décaissement, le gouvernement tunisien s’est engagé sur un programme de réformes comprenant notamment la fiscalisation de l’économie informelle, des mesures de soutien aux plus modestes, ainsi qu’un renforcement de la transparence au sein du secteur public.

L’institution financière internationale précise en outre que cet accord, dont les discussions ont été entamées en juillet dernier, doit être validé par le conseil d’administration du fonds qui doit se réunir en décembre prochain.

Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, rendu public, mardi dernier, le FMI prévoit que la croissance en Tunisie s’établirait à 2,2% en 2022 et à 1,6% en 2023.

La Tunisie fait face à une crise économique et politique sans précédent. Son déficit budgétaire pourrait dépasser cette année 9%, alors que l’inflation dans le pays a atteint 9,1% sur un an en septembre, et les prix de l’alimentation flambent davantage avec une hausse de 13% par rapport à la même période l’an dernier.

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