Guinée équatoriale : le gouvernement remet sa démission après une évaluation interne

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Le gouvernement équato-guinéen a démissionné après une évaluation interne jugée insatisfaisanteLe gouvernement équato-guinéen a démissionné après une évaluation interne jugée insatisfaisante © DR
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Le gouvernement équato-guinéen a remis sa démission au président de la République à l’issue d’une évaluation des performances de l’exécutif jugée insatisfaisante. L’annonce a été faite par le vice-président Teodoro Obiang Nguema Mangue, qui a indiqué que les objectifs assignés aux différents départements ministériels n’avaient été atteints qu’à hauteur de 10%.

La décision a été entérinée lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres. Le premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua a alors présenté la démission collective de son équipe, ouvrant la voie à une recomposition de l’exécutif.

Pour les autorités, cette mesure répond à la nécessité d’améliorer le rendement de l’administration publique dans un contexte où les attentes de la population demeurent importantes. Le vice-président a insisté sur l’exigence de résultats concrets, estimant que les moyens engagés par l’État doivent se traduire par des avancées tangibles en matière de développement et de services publics.

Cette remise à plat intervient alors que le pays traverse une période économique délicate. Longtemps portée par les revenus pétroliers, l’économie de la Guinée équatoriale subit depuis plusieurs années les effets du recul de la production d’hydrocarbures. La baisse des investissements et la vulnérabilité aux fluctuations extérieures pèsent également sur l’activité.

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Un contexte socio-économique difficile

Malgré son statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, la Guinée équatoriale continue de faire face à d’importants défis sociaux. Les difficultés d’accès à certains services essentiels persistent dans plusieurs régions, tandis que les niveaux de pauvreté et de chômage demeurent élevés.

Les perspectives économiques restent par ailleurs peu favorables. Après une contraction estimée en 2025, l’activité devrait continuer à ralentir au cours des prochaines années sous l’effet de l’essoufflement du secteur pétrolier, principal moteur de l’économie nationale.

Les autorités misent sur l’accélération des réformes destinées à diversifier les sources de croissance. L’Agenda 2035 prévoit notamment le développement de nouveaux secteurs économiques afin de réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures et de renforcer la contribution du secteur privé.

Nommé à la tête du gouvernement en août 2024 après avoir dirigé la Banque nationale de Guinée équatoriale, Manuel Osa Nsue Nsua avait notamment pour mission de piloter cette stratégie de transformation économique.

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