Le chef du mouvement tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné le 2 juin à la prison à vie, plus 30 ans de réclusion supplémentaires, dans une affaire liée à un présumé « appareil sécuritaire secret » au service du parti, selon des médias locaux et la formation d’opposition.
D’autres responsables d’Ennahdha ont également écopé de lourdes peines, allant de dix ans à la perpétuité. Parmi eux figure l’ancien officier de l’armée Kamel ben Bedoui, condamné à la prison à vie assortie de 32 ans supplémentaires. L’ex-premier ministre Ali Laarayedh, détenu depuis 2022 dans une autre procédure liée au terrorisme, a pour sa part été condamné à 42 ans de prison.
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Âgé de 84 ans, Rached Ghannouchi avait déjà été condamné à plusieurs reprises avant ce nouveau verdict, cumulant plus de 40 ans de prison dans différentes affaires, notamment pour « complot contre la sûreté de l’État ». Arrêté en 2023, l’ancien président du Parlement tunisien a dénoncé, à l’issue de l’audience, un jugement rendu dans des conditions ne répondant pas, selon lui, aux exigences élémentaires de justice.
Le verdict intervient dans un contexte de forte tension politique en Tunisie, où Ennahdha a longtemps occupé une place centrale dans le paysage politique depuis 2011.