Dette sénégalaise : Dakar explore des alternatives au FMI

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Le FMI prêt à accompagner le SénégalBassirou Diomaye Faye, reçoit Edward Gemayel, le chef de mission du FMI pour le Sénégal à Dakar, le 28 août 2025 © DR
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La dette sénégalaise s’impose de nouveau au centre du débat économique. A Dakar, des experts, économistes et acteurs publics ont récemment examiné des pistes de financement et de restructuration qui iraient au-delà d’un recours classique au Fonds monétaire international, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de besoin de relance.

Comment le Sénégal est devenu le pays le plus endetté d’Afrique ?

Cette réflexion intervient alors que le pays cherche à préserver ses marges de manœuvre financières, tout en rassurant les marchés, les partenaires régionaux et les investisseurs. Membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, le Sénégal évolue dans un cadre monétaire commun où la soutenabilité de la dette et la discipline budgétaire sont étroitement observées à l’échelle sous-régionale, en lien avec les orientations de la CEDEAO, de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement.

Quelles options pour la dette sénégalaise ?

Les discussions portent d’abord sur une diversification des sources de financement. Parmi les solutions évoquées figurent un recours accru au marché régional de l’UEMOA, une mobilisation plus efficace de l’épargne intérieure, le développement d’obligations thématiques et un meilleur usage des financements concessionnels, c’est-à-dire des prêts accordés à des conditions plus favorables que celles du marché. L’objectif est de limiter le coût du service de la dette, qui pèse sur les dépenses publiques, tout en évitant un ajustement trop brutal pour les ménages et les entreprises.

Les spécialistes mettent aussi en avant la nécessité d’élargir les recettes fiscales sans freiner l’activité, d’améliorer la transparence des comptes publics et de hiérarchiser les investissements. Dans plusieurs pays africains, l’alourdissement des remboursements a réduit la capacité des Etats à financer les infrastructures, l’éducation ou la santé. Le cas sénégalais est donc suivi au-delà de ses frontières, car il renvoie à une question plus large sur les moyens pour les économies africaines de retrouver de la liquidité sans dépendre exclusivement des programmes d’assistance multilatéraux.

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