Moscou exclut tout retrait militaire du Mali
La Russie a rejeté, ce jeudi, l’appel des rebelles touaregs maliens demandant le retrait de ses forces du pays. Moscou a réaffirmé sa volonté de maintenir sa présence militaire aux côtés de la junte au pouvoir, confrontée à une intensification des offensives rebelles et terroristes.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lors de son point presse quotidien que « la Russie poursuivra, y compris au Mali, la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et d’autres formes de menaces, et continuera d’apporter son soutien aux autorités en place ».
Une situation sécuritaire en forte dégradation
Depuis samedi 25 avril, le Mali fait face à une série d’attaques d’ampleur attribuées à des terroristes du JNIM ainsi qu’à la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces opérations ont particulièrement ciblé des positions stratégiques dans le nord du pays, aggravant une situation déjà instable.
Dans un entretien accordé à l’AFP, Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, a appelé la Russie à quitter « définitivement l’Azawad et, plus largement, l’ensemble du Mali ». Le mouvement indépendantiste, composé notamment de communautés touaregs, peules et arabes, revendique la région de l’Azawad, dans le nord du pays.
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Le responsable a également affirmé que les forces russes avaient été mises en difficulté lors de plusieurs affrontements, déclarant : « toutes les confrontations que nous avons eues avec les Russes, nous les avons gagnées ».
Les combats récents ont conduit le FLA et le JNIM à s’emparer de la ville stratégique de Kidal. Cette avancée a contraint les paramilitaires russes de l’Africa Corps à se replier de la zone.
Depuis le départ des forces françaises en 2022, la junte malienne a progressivement renforcé ses liens militaires et politiques avec la Russie, devenue un partenaire central dans la lutte contre les groupes armés opérant dans le pays.