La presse arabophone du lundi 12 janvier 2026

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Akhannouch renonce à un troisième mandat au RNI | Le PAM en crise interne avant les législatives | Syndicat de l’ADS : critique politique inédite | Le secteur de la justice sous tension | Révolte des petits commerçants à Taza | Casablanca : afflux de décès suspects

AL AKHBAR : Akhannouch renonce à un troisième mandat au RNI. Aziz Akhannouch, président du RNI et chef du gouvernement, annonce qu’il ne briguera pas de troisième mandat à la tête du parti, plaidant pour un « souffle nouveau » dans la vie politique marocaine. Sa décision, malgré les appels internes au maintien, vise à renouveler les élites et à moderniser les pratiques partisanes. Le congrès extraordinaire du 7 février devra élire son successeur, tandis que le RNI poursuit ses orientations politiques et organisationnelles, avec un focus sur le développement, la cohésion gouvernementale et « Massar Al Moustakbal ».

 

ASSABAH : Le PAM en crise interne avant les législatives. À l’approche des législatives de 2026, le parti Authenticité et Modernité (PAM) traverse de fortes tensions internes. La Commission nationale des élections connaît des désaccords sur la reconduction de certains candidats, mêlant favoritisme et luttes d’influence. Des élus critiquent l’engagement limité de certains parlementaires, tandis que des perturbations organisationnelles affectent plusieurs villes, dont Casablanca et Tanger.

 

AL AHDATH ALMAGHRIBIA : Syndicat de l’ADS : critique politique inédite. Le syndicat de l’Agence de développement social (ADS), affilié à l’UGTM, publie un communiqué d’une virulence exceptionnelle, dénonçant le « démantèlement systématique » de l’Agence et l’« instrumentalisation politique » de son action. S’adressant au ministère de la Solidarité, il dépasse les revendications habituelles et soulève des tensions internes au parti de l’Istiqlal. À quelques mois des législatives, cette protestation médiatique semble aussi viser à peser sur des dossiers sensibles et les équilibres politiques internes.

 

BAYANE AL YAOUM : Le secteur de la justice sous tension. La profession d’avocat au Maroc est en crise, marquée par une grève totale des services professionnels. Cette action, décidée par l’association des barreaux, fait suite à une réunion tenue le 6 janvier 2026. Elle exprime le profond mécontentement des avocats et la baisse de confiance face à un projet de loi sur la profession. Ils estiment que leurs voix ne sont plus entendues sur des questions vitales liées à l’indépendance de leur métier et aux garanties d’un procès équitable.

 

AL MASSAE : Révolte des petits commerçants à Taza. Des petits commerçants du marché de gros de fruits et légumes de Taza dénoncent des dysfonctionnements et l’emprise d’un lobby de spéculateurs. Ces derniers contrôleraient l’approvisionnement et les prix pour réaliser des profits non déclarés, privant ainsi les petits acteurs et pénalisant les consommateurs. Les commerçants lésés ont adressé une pétition aux autorités pour réclamer une enquête urgente et mettre fin à ces pratiques qui causent aussi des pertes aux finances publiques.

 

ASSABAH : Casablanca : afflux de décès suspects. À Casablanca, une vingtaine de décès jugés suspects ont saturé le dépôt mortuaire d’Errahma, mobilisant en permanence les équipes médicales et retardant la remise des corps. La majorité des cas relèvent pourtant de morts naturelles, mais sont orientés par précaution vers la médecine légale. Face aux plaintes des familles, une coordination stricte et un accord préalable des médecins légistes sont désormais imposés afin de limiter les autopsies systématiques et réduire la pression sur les services funéraires locaux.

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