Kenya-Africa Specialty Risks : un accord à deux milliards de dollars

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Le Kenya et Africa Specialty Risks (ASR) ont signé un accord de 2 milliards de dollarsWilliam Ruto, vainqueur de l’élection présidentielle au Kenya © SIMON MAINA/AFP
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Le gouvernement kényan et le réassureur panafricain Africa Specialty Risks (ASR) ont signé un partenariat. Conclu à Londres lors du Forum Africa Debate, en collaboration avec la Nairobi International Financial Centre Authority (NIFCA), cet accord prévoit la couverture de projets d’infrastructure, d’énergie, de logistique et de commerce, pour une valeur maximale de 260 milliards de shillings kényans (soit près de 2 milliards de dollars).

Dans un environnement marqué par une instabilité croissante, alimentée par des manifestations massives depuis fin juin contre la hausse des taxes, la corruption et les violences policières, cet accord vise à réduire les risques politiques, réglementaires et économiques auxquels sont confrontés les investisseurs internationaux. Les garanties offertes par ASR permettront de diminuer le coût du capital, de raccourcir les délais de mise en œuvre des projets et de renforcer la confiance des marchés.

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Signé par Amit Khilosia, directeur de la distribution chez ASR, et Daniel Mainda, directeur général de la NIFCA, en présence du ministre kényan des Finances, John Mbadi, cet engagement envoie un signal fort de crédibilité aux acteurs économiques, à un moment où le pays cherche à maintenir le cap de la croissance malgré les tensions sociales.

Une opportunité pour le marché local de l’assurance

Au-delà de la sécurisation des investissements, l’accord ambitionne également de stimuler les secteurs de l’assurance et de la réassurance au Kenya. Il offre ainsi de nouvelles perspectives aux compagnies locales souhaitant s’engager dans des domaines porteurs, encore peu couverts par les mécanismes classiques de protection contre les risques.

Dans un contexte continental où la maîtrise du risque devient une priorité pour attirer les capitaux, le Kenya mise sur une approche plus structurée, à la croisée de la finance internationale et de la souveraineté économique.

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