S&P relève la note souveraine du Ghana à ‘CCC+’

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S&P relève la note souveraine du Ghana à ‘CCC+’Accra. © DR
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L’agence de notation S&P Global Ratings a relevé la note de crédit souverain du Ghana en devises étrangères, passant de « SD » (défaut sélectif) à « CCC+ », assortie d’une perspective stable. Cette décision intervient alors que le pays est sur le point de finaliser la restructuration de sa dette commerciale, après avoir déjà conclu des accords importants avec ses créanciers bilatéraux et domestiques.

Depuis 2022, le Ghana est confronté à une crise de la dette, aggravée par des déficits publics persistants et une forte dépendance à l’endettement extérieur. En octobre 2024, les autorités ont mené avec succès un échange de leurs eurobonds, étape primordiale dans le processus de restructuration. Le 29 janvier 2025, un protocole d’accord avec les créanciers bilatéraux a été signé et ratifié, consolidant davantage les efforts engagés. Il ne reste plus qu’à finaliser les discussions avec les créanciers commerciaux, principalement des banques internationales, pour tourner définitivement la page du défaut.

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Malgré cette dynamique positive, les défis restent nombreux. Le Ghana supporte encore une charge importante de service de la dette, aggravée par une administration fiscale inefficace et des dérapages budgétaires fréquents, notamment en période électorale. Toutefois, certains indicateurs macroéconomiques s’améliorent : l’inflation, bien qu’élevée à 21,2%, est en recul, portée par la stabilisation du cedi (Ndlr : monnaie locale) et la baisse des prix de l’énergie. De plus, le passage du compte courant à un excédent a permis d’améliorer la liquidité externe.

Selon S&P, la perspective stable reflète un équilibre entre les progrès réalisés en matière de réforme fiscale, une meilleure gestion de la dette et une croissance soutenue, ainsi que les vulnérabilités persistantes. Ce relèvement de note constitue un signal positif pour les investisseurs, traduisant la volonté d’Accra de rétablir sa crédibilité financière et de retrouver un accès plus favorable aux marchés internationaux. Le Ghana semble ainsi amorcer une sortie progressive de sa crise économique, tout en posant les bases d’une reprise plus résiliente.

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