UEMOA : le Burkina Faso va emprunter 120 milliards FCFA sur le marché

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UEMOA : le Burkina Faso va emprunter 120 milliards FCFA sur le marchéMonument des martyrs, Ouagadougou, Burkina Faso © Creative Commons
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Le Trésor burkinabé a annoncé une opération d’emprunt obligataire d’un montant de 120 milliards de francs CFA (214,5 millions de dollars) sur le marché financier régional de l’UEMOA. Elle couvre la période du 22 septembre au 13 octobre.

Selon le trésor, l’opération se décline en trois tranches : une première de 54 milliards FCFA assortie d’un taux d’intérêt de 6,60% sur une maturité de cinq ans, avec deux années de différé. La deuxième tranche porte sur 48 milliards, rémunérés à 6,80% sur sept ans avec trois années de différé. Enfin, la troisième, d’un montant de 18 milliards, propose un rendement de 7% sur dix ans, également avec deux années de différé. Chaque obligation est émise à une valeur nominale de 10.000 FCFA.

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Cette levée de fonds par syndication intervient peu après une adjudication de bons et obligations du Trésor, organisée le 24 septembre. À cette occasion, Ouagadougou visait 45 milliards FCFA mais a finalement retenu 49,5 milliards, sur des maturités allant d’un à sept ans. Les rendements obtenus lors de cette opération oscillaient entre 6,7% et 7,6%, légèrement supérieurs aux coupons proposés dans l’émission actuelle.

Réduire le coût de la dette et soutenir la croissance

En offrant des taux fixes plus attractifs, le Trésor burkinabè espère élargir sa base d’investisseurs tout en réduisant le coût moyen de son endettement. Les fonds mobilisés seront affectés au financement des priorités économiques et sociales, dans un contexte marqué par de fortes contraintes sécuritaires et humanitaires.

Pour le Fonds monétaire international (FMI), qui a récemment achevé sa troisième revue du programme avec le pays, l’économie burkinabè reste résiliente. La croissance est attendue à 5% en 2024 et 4,2% en 2025, tandis que l’inflation devrait reculer à environ 3%. Le déficit budgétaire devrait également s’alléger, passant de 5,8% du PIB en 2024 à près de 4% en 2025. Quant à la dette publique, estimée à 56,9% du PIB fin 2024, elle demeure soutenable malgré un risque modéré de surendettement.

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