Tunisie : Ghannouchi, principal opposant, arrêté

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Prisonniers politiques en Tunisie : des familles saisissent la CPIRached Ghannouchi, chef du mouvement Ennahda et bête noire du président Kaïs Saïed, à Tunis, le 27 février 2021. © ZOUBEIR SOUISSI / REUTERS
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Le chef du mouvement tunisien islamo-conservateur Ennahda et bête noire du président Kaïs Saïed, Rached Ghannouchi, a été arrêté, lundi au moment de la rupture de jeûne, par des policiers à son domicile de Tunis, a indiqué son parti. L’homme de 81 ans qui dirigeait le Parlement dissous en juillet 2021 par Saïed, est l’opposant le plus en vue à être arrêté depuis ce coup de force.

Lire aussi : Les déboires judiciaires de Ghannouchi se poursuivent

Le vice-président du parti, Mondher Lounissi, a affirmé lors d’une conférence de presse que Ghannouchi avait été emmené dans une caserne de police pour un interrogatoire et que ses avocats n’avaient pas été autorisés à y assister. Ennahdha dénonce dans son communiqué «ce développement extrêmement grave» et appelle à sa «libération immédiate». Depuis début février, les autorités ont incarcéré plus de vingt opposants et des personnalités.

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Son arrestation survient après des déclarations dans lesquelles le principal opposant de Saïed avait affirmé ce week-end que la Tunisie serait menacée d’une «guerre civile» si l’islam politique, dont est issu son parti, y était éliminé. Une source au ministère tunisien de l’Intérieur citée par les médias a confirmé que l’arrestation de Ghannouchi était liée à ces déclarations.

Ghannouchi avait comparu en février au pôle judiciaire antiterroriste à la suite d’une plainte l’accusant d’avoir traité les policiers de «tyrans».

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