Tebboune dément avoir réclamé un quota de visas à la France

Temps de lecture :
Tebboune dément avoir réclamé un quota de visas à la FranceLe président français Emmanuel Macron et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune à l'aéroport d'Alger, le 27 août 2022. © Ludovic Marin, AFP
A A A A A

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a rejeté les affirmations selon lesquelles il aurait demandé à la France de fixer un quota de visas pour les ressortissants algériens. Dans un entretien dont la diffusion est prévue lundi soir, il a insisté sur le fait que cette question n’avait jamais été évoquée par lui, ni en termes de nombre de visas ni de contingentement.

Cette mise au point intervient quelques jours après les déclarations du président français Emmanuel Macron, qui avait précisé que Paris n’avait arrêté aucun objectif chiffré concernant les visas accordés aux Algériens. Le chef de l’État français cherchait ainsi à clarifier les propos tenus auparavant par l’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet.

Lire aussi : Algérie : le grand virage stratégique est-il en marche sous pression américaine ?

Une polémique sur fond de rapprochement diplomatique

Dans une interview accordée au média Tout sur l’Algérie (TSA), le diplomate français avait évoqué une augmentation des visas délivrés afin de retrouver progressivement le niveau observé avant les tensions diplomatiques entre les deux pays, estimé à près de 250.000 autorisations par an. Ces déclarations avaient suscité de vives critiques au sein de la classe politique française, notamment de la droite et de l’extrême droite.

Abdelmadjid Tebboune a également assuré que son pays n’avait jamais réclamé d’excuses officielles ni de compensations financières à la France. Selon lui, la priorité d’Alger demeure la reconnaissance des crimes commis durant la période coloniale.

Les relations franco-algériennes restent marquées par les conséquences de la crise diplomatique déclenchée en 2024 après le soutien affiché par Paris au plan d’autonomie marocain pour le Sahara, une décision qui avait conduit Alger à rappeler son ambassadeur. Plus récemment, le Parlement algérien a adopté une loi attribuant à l’État français la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie, sans toutefois exiger de réparations financières généralisées.

Recommandé pour vous

RDC-Zambie : les limites du tout-rail pour le cuivre

Malgré les investissements dans les corridors ferroviaires, la RDC et la Zambie restent fortement dépendantes du transport routier pour leurs exportations de cuivre.

Ebola en RDC : 3.699 décès recensés sur 7.672 cas

L’épidémie d’Ebola en RDC a fait 3.699 morts sur 7.672 cas, selon les autorités sanitaires. Le virus s’est propagé à sept provinces, avec un taux de létalité de 48,2%.

L’Observatoire social lance l’Indice africain du progrès social

L’Observatoire social part d’un constat : certains indicateurs traditionnellement utilisés pour évaluer le développement ne reflètent pas toujours les spécificités africaines.

Dette : le FMI et la Banque mondiale réforment leur cadre d’évaluation des pays à faible revenu

Le FMI et la Banque mondiale réforment leur cadre d’analyse de la dette des pays pauvres, avec une meilleure prise en compte de la dette intérieure et des besoins de développement.

TV5 Monde : après le Maroc, la Côte d’Ivoire se rapproche de la gouvernance

La Côte d’Ivoire est en voie d’intégrer la gouvernance de la chaîne francophone internationale, TV5 Monde, après une première ouverture au Royaume du Maroc.

États-Unis : l’Afrique au cœur de la politique d’expulsion des migrants

Les États-Unis multiplient les accords avec des pays africains pour accueillir des migrants expulsés. L’enquête révèle des négociations mêlant migration et intérêts diplomatiques.
pub