Restructuration de dette : Fitch révise à la baisse la note du Ghana

Temps de lecture :
Restructuration de dette : Fitch révise à la baisse la note du GhanaFitch revoit à la baisse la note du Ghana © DR
A A A A A

Pour la deuxième fois cette année, l’agence de notation Fitch Ratings a revu à la baisse la note crédit du Ghana. L’agence a ainsi abaissé la note de défaut de l’émetteur à long terme du pays de CCC à CC, soit quatre niveaux en dessous de la catégorie d’investissement. Dans un communiqué publié vendredi dernier, Fitch explique que cette réévaluation signifie un «niveau très élevé de risque de crédit» où un «défaut de quelque nature que ce soit semble probable».

«L’abaissement de la note reflète la probabilité accrue que le Ghana poursuive une restructuration de sa dette compte tenu des tensions financières croissantes, d’une hausse des coûts d’intérêt sur la dette intérieure et d’un manque prolongé d’accès aux marchés des euro-obligations», indique la même source. «Nous pensons qu’il pourrait y avoir une incitation à répartir le fardeau d’une restructuration de la dette entre les créanciers intérieurs et extérieurs», précise-t-elle.

Le Ghana envisage de réorganiser une partie de ses 19 milliards de dollars de dette locale afin d’obtenir un prêt de trois milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), à en croire Bloomberg. Les dettes extérieures pourraient également être incluses en fonction de l’ampleur de la réduction des coûts du service de la dette que le pays devrait opérer pour atteindre la viabilité budgétaire.

«Il est très probable que le programme de soutien du FMI en cours de négociation nécessitera une forme de traitement de la dette en raison de la flambée des coûts d’intérêt et des recettes structurellement faibles en pourcentage du PIB», a souligné Fitch. Et d’ajouter : «l’analyse de viabilité de la dette la plus récente du FMI, réalisée en 2021, a estimé que le Ghana présentait un risque élevé de surendettement et était vulnérable aux chocs liés à l’accès au marché et aux coûts du service de la dette. Les coûts d’intérêt ont considérablement augmenté depuis lors».

Recommandé pour vous

Rwanda : une croissance économique de 9,4% en 2025

Economie - Le Rwanda a enregistré en 2025 une croissance de 9,4 %, portée par l’industrie, l’agriculture et les services, avec des exportations en forte hausse.

Le Kenya mobilise les recettes d’une introduction en Bourse pour moderniser l’aéroport de Nairobi

Economie - Le gouvernement kényan investit 155 millions de dollars pour moderniser l'aéroport de Nairobi via les recettes de l'introduction en Bourse.

Au Ghana, la réforme des redevances sur l’or fragilise confiance et investissements

Économie - Le Ghana prévoit d’augmenter les redevances sur l’or jusqu’à 12%, contre 5% actuellement, afin de capter davantage de revenus.

Afrique de l’Ouest : la BCEAO abaisse ses taux dans un contexte de déflation

Economie - La BCEAO abaisse ses taux directeurs dans l’UEMOA pour soutenir l’économie, dans un contexte de déflation et de croissance solide dans la région.

Dr Ouma Oluga : « Nos systèmes de santé sont étouffés par l’ancien »

Afrique - « Le système de santé ne devrait pas être la raison pour laquelle les gens meurent tôt », Dr Ouma Oluga.

A Nairobi, la santé africaine se défend comme un investissement

Afrique-L’Africa Press Day 2026 s’ouvre ce jour à Nairobi avec l'idée qu'en Afrique, la santé ne doit plus être pensée comme une dépense.
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire