RDC : sept morts dans une attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées
Sept personnes ont été tuées dans une nouvelle attaque attribuée à des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué dimanche des sources militaires et civiles. L’assaut, mené de nuit dans la zone située entre Ngadi et Mavivi, près de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a également coûté la vie à un soldat congolais tué au cours des opérations de poursuite, selon l’armée.
D’après le porte-parole des forces armées congolaises, le lieutenant Marc Elongo, six civils ont été égorgés lors de l’attaque. Un acteur de la société civile, Oswald Kampali, a affirmé que les assaillants avaient fait irruption dans un campement pygmée, y semant la panique avant de tuer plusieurs habitants. Il a ajouté que certaines dépouilles n’avaient pas pu être récupérées en raison de l’insécurité persistante dans la zone.
Un survivant, Baraka Jiloti, a raconté que les assaillants avaient surpris les habitants dans leur sommeil, les forçant à sortir de leurs habitations avant d’exécuter certains d’entre eux.
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L’armée accusée de ne pas être intervenue à temps
L’attaque a provoqué la colère de la population à Beni, où des manifestants sont descendus dans la rue en transportant des corps de victimes et en accusant l’armée d’avoir tardé à intervenir. La police a dispersé le rassemblement à l’aide de gaz lacrymogène.
Riche en minerais, l’est de la RDC reste miné par les violences depuis plus de trente ans, sur fond d’activités de nombreux groupes armés, dont les ADF, affiliés à une organisation terroriste. Malgré le déploiement de forces congolaises et ougandaises depuis 2021, les attaques contre les civils se poursuivent dans cette région stratégique.