Non, merci !

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Xi Jinping, le sacre de l’empereurXi Jinping, lors de sa réélection au parlement chinois à Pékin, ce vendredi 10 mars. © NOEL CELIS / AFP
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47 ans après la mort de Mao Zedong, le fondateur de la Chine Populaire en 1949, le nouveau timonier est arrivé. Xi Jinping a été élu vendredi dernier pour un troisième mandat à la tête de l’Etat après avoir obtenu l’incroyable score de 100% des votes de 2.952 députés qui siègent au Palais du peuple, le Parlement chinois.

Même dans sa propre famille, pas sûr qu’il aurait réalisé le grand chelem. Ceci dit, il n’y a de rien de surprenant car seul le Parti Communiste (PC) a droit au chapitre politique dans ce pays où aucune voix discordante n’est permise au nom du soi-disant impératif de la stabilité et du développement économique.

Après avoir rétabli le culte de la personnalité banni après Mao, Xi Jinping, arrivé au pouvoir en 2012, fait croire au peuple à coup de propagande, et disons-le, de résultats économiques, qu’il serait l’homme providentiel. Que sans lui,  la Chine ne serait pas la Chine et que son règne devrait durer jusqu’à sa mort. C’est ce modèle là qui écume en Afrique où les dirigeants dupliquent ou tentent de le transposer avec plus ou moins de variantes. Au Rwanda, en Ouganda, en Erythrée, en Tunisie, au Cameroun, au Togo, au Soudan du Sud, etc. Et la liste n’est pas finie.

Après la percée économique réussie en Afrique sub-saharienne avec des méthodes contestables, la Chine est en passe d’y exporter son modèle politique porteur de tous les dangers pour cette région. L’omniprésence des opérateurs chinois et, de plus en plus l’arrogance de ses diplomates, sont aujourd’hui contestées dans les capitales africaines. C’est un avertissement sans frais pour Pékin. Quant à son système politique, nous lui disons ici, non, merci !

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