La RDC et M23 ont signé un accord de cessez-le-feu à Doha

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La RDC et M23 ont signé un accord de cessez-le-feu à DohaLe président du Rwanda, Paul Kagame (à gauche), l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani (au centre), et le président de la RDC, Félix Tshisekedi (à droite), réunis à Doha le 18 mars 2025 .DR
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La République démocratique du Congo (RDC) et le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, ont signé, samedi 19 juillet 2025 à Doha, au Qatar, une déclaration de principes actant leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent. Dans ce document, les parties affirment leur volonté de rechercher une solution pacifique au conflit par la voie diplomatique et la négociation, conformément aux principes de la Constitution de la RDC, à la Charte de l’Union africaine, à celle des Nations unies et au droit international.

Fruit de trois mois de discussions, la déclaration prévoit non seulement une cessation immédiate des hostilités, mais également une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones sous contrôle du M23. Elle fixe par ailleurs un calendrier clair : la mise en œuvre du cessez-le-feu d’ici le 29 juillet, le début de négociations directes au plus tard le 8 août, et la signature d’un accord global prévue pour le 18 août.

Lire aussiConflit dans l’est de la RDC : Félix Tshisekedi et Paul Kagame se sont entretenus au Qatar

Cette avancée est saluée tant par le gouvernement congolais, qui insiste sur le retrait « non négociable » du M23 des zones occupées, que par les partenaires internationaux. L’envoyé spécial américain pour l’Afrique, Massad Boulos, a mis en avant l’importance de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire congolais, tandis que l’Union africaine a salué une « avancée significative » pour la paix régionale.

La situation sécuritaire reste fragile dans l’est de la RDC

Malgré cette avancée diplomatique, la situation sécuritaire reste fragile dans l’est de la RDC. Depuis début 2024, les offensives du M23 et de l’armée rwandaise sur des villes comme Goma et Bukavu ont provoqué des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de civils. Même si le front s’est stabilisé depuis février, les affrontements entre le M23 et des milices pro-Kinshasa persistent.

La réussite de l’accord dépendra de la volonté des parties à respecter leurs engagements, dans un contexte où plusieurs accords précédents ont été violés. Une rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame est attendue dans les mois à venir pour consolider cette dynamique de paix.

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