À Madagascar, l’avenir du projet minier de Toliara renégocié après le coup d’État

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À Madagascar, l’avenir du projet minier de Toliara renégocié après le coup d’ÉtatEnergy Fuels Madagascar (c) DR
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À Madagascar, le vaste projet d’exploitation de sables minéraux de Toliara, désormais rebaptisé Vara Mada, entre dans une nouvelle phase de négociations après le coup d’État qui a bouleversé l’équilibre politique du pays. Malgré cette instabilité, l’entreprise américaine Energy Fuels affirme maintenir le dialogue avec les nouvelles autorités afin de redéfinir le cadre fiscal et juridique du projet.

Un projet stratégique relancé dans un contexte politique instable

Initialement encadré par un protocole d’accord signé en décembre 2024 avec le gouvernement d’Andry Rajoelina, le projet vise l’exploitation de sables minéraux sur une durée estimée à 38 ans. Il prévoit une production annuelle moyenne de 959.000 tonnes d’ilménite, 66.000 tonnes de zircon, 8.000 tonnes de rutile et 24.000 tonnes de monazite, un minerai stratégique pour l’extraction de terres rares. Ces ressources placent Madagascar au cœur des enjeux mondiaux liés aux minéraux critiques, essentiels notamment aux technologies de transition énergétique.

Négociations économiques et incertitudes juridiques

En janvier 2026, Energy Fuels a publié une étude de faisabilité actualisée mettant en avant la rentabilité potentielle du projet. Selon l’entreprise, Vara Mada pourrait générer 264 millions de dollars de flux de trésorerie annuels, avec une valeur actuelle nette estimée à 1,8 milliard de dollars et un taux de rentabilité interne de 24,9% après impôts. Ces chiffres renforcent l’intérêt stratégique du projet, tant pour l’investisseur que pour l’économie malgache.

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Toutefois, l’accord définitif n’a pas encore été conclu. Les discussions portent notamment sur l’intégration officielle de la monazite dans le permis minier, ainsi que sur les conditions fiscales, dont une redevance de 5% sur la production et des engagements financiers et sociaux évalués à 80 millions de dollars dans le protocole initial. Le nouveau pouvoir en place, dirigé par le colonel Michaël Randrianirina, n’a pour l’instant donné aucune garantie sur la poursuite des accords précédents.

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