Guinée : Mamadi Doumbouya élu président avec 86,72% des voix

Temps de lecture :
Guinée: les autorités suspendent la « délivrance des agrémentsLe président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya, lors des vœux à la nation, le 31 décembre 2023 © DR
A A A A A

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a été élu président de la République avec 86,72% des suffrages exprimés à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre, selon les résultats provisoires communiqués mardi soir par la Direction générale des élections (DGE). Le scrutin a enregistré un taux de participation élevé, atteignant 80,95%, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.

Mamadi Doumbouya, candidat indépendant, arrive largement en tête devant ses concurrents, devançant notamment Abdoulaye Yéro Baldé, crédité de 6,59% des voix. Neuf candidats étaient en lice lors de cette élection, parmi lesquels Makalé Camara, Ibrahima Abé Sylla, Faya Lansana Millimouno, Abdoulaye Kourouma, Mohamed Nabé, Elhadj Bouna Keita, Mohamed Chérif Tounkara et Mohamed Nabé.

Un scrutin salué par les observateurs

Les résultats annoncés par la DGE doivent toutefois être validés par la Cour suprême de Guinée, seule institution habilitée à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Cette étape juridique constitue la dernière formalité avant l’investiture du nouveau chef de l’Etat.

Dans un communiqué publié mardi, la mission d’observation de l’Union africaine a salué le bon déroulement du scrutin, qu’elle a qualifié de crédible et s’étant déroulé dans le calme. L’organisation continentale a également évoqué la possibilité d’un réexamen des sanctions prises à l’encontre de la Guinée, tout en appelant les autorités à poursuivre leurs efforts en matière de protection des droits et libertés fondamentales.

Lire aussi : Guinée : la date de la présidentielle est connue

Présentée par les autorités guinéennes comme l’aboutissement du calendrier de transition, cette élection présidentielle marque une étape stratégique dans le retour à l’ordre constitutionnel. Arrivé au pouvoir à la suite du coup d’Etat de septembre 2021, Mamadi Doumbouya s’était engagé à conduire une transition devant déboucher sur des élections libres et la mise en place d’institutions élues.

Avec cette victoire écrasante, Mamadi Doumbouya dispose désormais d’une large légitimité politique pour engager la phase post-transition. Les prochains mois devraient être consacrés à l’installation des nouvelles institutions, à la consolidation du processus démocratique et à la poursuite des réformes économiques et sociales, dans un contexte où les attentes de la population demeurent élevées.

Recommandé pour vous

Mali : Bamako gracie un agent français de la DGSE

Le Mali a gracié un agent français condamné pour conspiration, dans un geste d'apaisement envers Paris, alors que Bamako fait face à une dégradation de la situation sécuritaire.

Zambie : Hichilema joue son bilan économique

Les Zambiens votent pour leur président, avec Hakainde Hichilema en quête d’un second mandat malgré les critiques sur le coût de la vie.

Ebola en RDC : pourquoi l’épidémie inquiète toujours ?

L’épidémie d’Ebola en RDC a franchi les 2.000 morts, avec plus de 4.300 cas confirmés, tandis que les autorités renforcent la surveillance et la riposte communautaire.

Au Maghreb, la fécondité en baisse redessine la démographie

Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie enregistrent une baisse historique de la natalité. Mariages plus tardifs, études plus longues et coût de la vie redessinent la démographie.

Inde-Afrique : New Delhi se tourne vers les producteurs africains d’engrais

Les perturbations autour du détroit d'Ormuz poussent l'Inde à revoir en profondeur ses circuits d'approvisionnement en engrais en se tournant vers le marché africain, dont le Maroc

Mali : 10 ans de prison requis contre Ras Bath à Bamako

Au Mali, le parquet a requis dix ans de prison ferme contre le chroniqueur Youssouf Bathily, alias Ras Bath, jugé à Bamako avec l'influenceuse Rokia Doumbia.
pub