Algérie : trois ex-candidats à la présidentielle condamnés à 4 ans de prison

Temps de lecture :
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune propose sa médiation au MaliLe président algérien Abdelmadjid Tebboune. © DR
A A A A A

La justice algérienne a condamné en appel, mercredi 10 juillet, trois anciens candidats à la présidentielle de 2024 à quatre ans de prison ferme pour corruption électorale. Il s’agit de la femme d’affaires Saida Neghza, de l’ancien ministre Belkacem Sahli, et d’Abdelhakim Hamadi. Les trois prévenus ont été immédiatement placés en détention, conformément aux mandats de dépôt prononcés lors de l’audience.

Ces candidats, dont les dossiers avaient été rejetés par l’Autorité nationale indépendante des élections, étaient accusés d’avoir acheté des parrainages pour valider leur participation au scrutin présidentiel. En première instance, fin mai, ils avaient écopé de dix ans de prison. En appel, les juges ont réduit les peines à quatre ans de prison ferme, avec mandats de dépôt prononcés à l’audience. Une amende d’un million de dinars algériens (environ 6.600 euros) leur a également été infligée.

Des pratiques électorales entachées de soupçons de fraude

Lors du procès, le parquet avait retenu plusieurs chefs d’accusation graves : trafic d’influence, abus de fonction, promesse de dons en échange de voix, obtention illicite de signatures et escroquerie. Selon la loi électorale algérienne, un candidat doit présenter soit 600 signatures d’élus répartis dans 29 préfectures, soit 50.000 signatures d’électeurs avec un minimum de 1.200 par préfecture, une exigence que certains auraient tenté de contourner de manière frauduleuse.

          Lire aussi : Présidentielle en Algérie : Tebboune passe dans la cacophonie

Parmi les 70 autres accusés poursuivis dans cette vaste affaire de corruption électorale, comprenant des élus locaux, certains avaient été condamnés à des peines allant de cinq à huit ans. Ces peines ont également été réduites par la cour, à des durées allant de 18 mois à deux ans de prison.

L’affaire avait éclaté à la suite d’une lettre adressée en 2023 par Saida Neghza au président Abdelmadjid Tebboune, dans laquelle elle dénonçait les entraves rencontrées par les chefs d’entreprise, une démarche qui, selon elle, aurait déclenché ces ennuis judiciaires.

L’élection présidentielle de septembre 2024 a été remportée par le président sortant Abdelmadjid Tebboune.

Recommandé pour vous

Niger : des centaines de déplacés après des attaques terroristes dans le sud-ouest

Des attaques terroristes dans le sud-ouest du Niger ont déplacé plusieurs centaines de personnes, révélant l’extension des violences vers la région de Dosso.

Sénégal-Mali : Dakar et Bamako renforcent leur partenariat stratégique

En visite à Bamako, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé le soutien du Sénégal au Mali face au terrorisme et plaidé pour un renforcement de la coopération régionale.

Le Tchad officialise son retrait de la Cour pénale internationale

Le Tchad se retire de la CPI, dénonçant une justice jugée inefficace et ciblant principalement les pays africains, sur fond de tensions diplomatiques.

Rendez-vous manqué

L’Afrique n’a plus besoin de beaux discours. Elle a besoin de résultats brutaux, mesurables, et d’une gouvernance enfin à la hauteur de son potentiel humain.

Xénophobie en Afrique du Sud : la CEDEAO presse Pretoria

Réunie à Lungi, en Sierra Leone, la CEDEAO a condamné les attaques contre des ressortissants africains en Afrique du Sud et sommé Pretoria d’agir.

Cameroun : l’absence de Paul Biya ravive les interrogations sur l’exercice du pouvoir

Après 44 jours d'absence de Paul Biya, l'opposition réclame des clarifications sur l'exercice du pouvoir, tandis que le régime se veut rassurant.
pub