Afrique subsaharienne : le FMI prévoit une croissance de 3,8% en 2024

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Pierre Olivier Gourinchas economiste en chef et directeur du departement des etudes 1078x516 1Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef et directeur du département des études au FMI © DR
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Johannesburg a été le théâtre mardi de la publication du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives de l’économie mondiale, mettant en lumière les prévisions de croissance économique en Afrique subsaharienne. Selon les experts du FMI, la région devrait connaître une augmentation de sa croissance, passant d’un taux estimé de 3,3% en 2023 à 3,8% en 2024 et 4,1% en 2025.

Lors de la conférence de presse tenue à cet effet, animée par Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef et directeur du département des études, Daniel Leigh, chef de division du Département de recherche, et José Luis de Haro, chargé de communication, plusieurs points clés ont été abordés.

Les analystes du FMI ont souligné les défis potentiels auxquels la région pourrait faire face, tels que la fragmentation géoéconomique susceptible de restreindre les flux transfrontaliers de matières premières. Ils ont averti que cela pourrait entraîner une volatilité accrue des prix des matières premières. Les chocs climatiques plus extrêmes, notamment les inondations et les sécheresses, associés au phénomène El Niño, pourraient également provoquer des hausses des prix des denrées alimentaires et aggraver l’insécurité alimentaire dans la région.

La montée des prix des matières premières dans le contexte de chocs géopolitiques et climatiques a aussi été abordée, avec une mention spécifique des conflits en cours tels que celui à Gaza et en Israël, les attaques dans la mer Rouge et le conflit en Ukraine. Les experts ont averti que ces événements pourraient générer de nouveaux chocs défavorables à la reprise économique, entraînant des hausses des coûts de l’alimentation, de l’énergie et des transports.

En ce qui concerne les projections de croissance pour l’Afrique du Sud, le FMI a souligné une révision à la baisse pour 2024 de 0,2%, principalement attribuée à une projection plus faible pour ce pays d’Afrique australe. Les économistes ont pointé du doigt les contraintes logistiques croissantes, en particulier dans les secteurs des transports et du fret, comme principale raison de cette révision à la baisse.

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