5G : la route est encore longue pour les pays africains

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5G afriqueImage d'illustration © DR
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Malgré ses promesses, la 5G est encore loin d’être une priorité dans plusieurs pays du continent. Seuls 13 pays situés principalement en Afrique australe et de l’est l’ont déjà déployé, selon Economist Intelligence. Les investissements restent focalisés sur les réseaux 3G/4G pour lesquels la demande reste forte. Pouvoir d’achat, coût des infrastructures, fracture numérique… expliquent en partie le retard dans le déploiement de la 5G sur le continent.

La 5G est aujourd’hui une réalité dans de nombreux pays à travers le monde. Elle promet de changer radicalement la façon dont les entreprises fonctionnent. En permettant des connexions plus rapides et plus fiables, elle facilitera l’automatisation des tâches dans les usines, l’analyse de données en temps réel ou encore l’utilisation de technologies telles que la réalité augmentée ou virtuelle. Cela devrait améliorer les processus de fabrication, augmenter l’efficacité, et réduire les coûts. Pour les consommateurs, les bénéfices seront aussi importants.

 

La 5G n’est pas la priorité en Afrique

Malgré ces promesses, la 5G est encore loin d’être une priorité dans plusieurs pays du continent. Seuls 13 pays africains situés principalement en Afrique australe et de l’est l’ont déployé a recensé Economist Intelligence, la branche analyses et prévisions de The Economist Group. Le cabinet d’intelligence économique ne prévoit pas de véritables progrès en la matière à court terme en raison, entre autres, de l’indisponibilité du spectre 5G, de l’incertitude sur les dates d’enchères et des investissements encore conséquents dans les réseaux 3G/4G pour lesquels la demande reste forte.

Par ailleurs, l’investissement dans un terminal 5G et le forfait qui va avec n’est pas à la portée de tous. En Afrique subsaharienne, la pénétration mobile 5G se limiterait aux alentours de 5% à l’horizon 2025. Selon les estimations de la GSMA, les réseaux 5G représenteront moins de 10 % du total des abonnements mobiles dans la plupart des pays d’Afrique d’ici 2025. Dans l’intervalle, les réseaux 3G continueront de dominer le marché. D’où la prudence des entreprises de télécommunications quant à tout investissement lié à la 5G.

De façon générale, les pays africains sont confrontés à des défis uniques dans l’adoption de cette technologie. La mise en place d’infrastructures peut être coûteuse et donc constituer un obstacle. En outre, la 5G pourrait accentuer la fracture numérique entre les zones rurales et les zones urbaines, ainsi qu’entre les différentes régions d’un pays. Pour maximiser les avantages de la 5G dans les économies africaines, il est donc important de considérer les coûts et inégalités potentiels liés à son adoption. 

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