Afrique : les chemins de la croissance durable

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Transition industrielle : la BAD soutient OCP avec 450 M€Siège de la Banque africaine de développement © DR
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L’Afrique se positionne comme un acteur économique prometteur avec des perspectives de croissance encourageantes. Cependant, pour surmonter les défis persistants de la pauvreté et des inégalités, il est crucial de mobiliser des financements adéquats et de mettre en œuvre des politiques économiques inclusives et durables. Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement offrent une plateforme importante pour discuter et mettre en œuvre les actions nécessaires afin d’atteindre une croissance économique soutenue et de créer un avenir meilleur pour tous les citoyens africains.

4% vs 2,9% ! La croissance prévue pour l’Afrique en 2023 et 2024 va dépasser la moyenne mondiale sur la même période. Malgré les défis sans précédent depuis 2020, le continent a maintenu une croissance économique positive et prometteuse, démontrant ainsi sa capacité à surmonter les obstacles. Ces perspectives encourageantes pour l’Afrique en matière de croissance économique sont un signal fort de son dynamisme et de son potentiel. Malgré les perturbations causées par la pandémie mondiale, le continent a su maintenir une trajectoire ascendante, démontrant sa résilience et son adaptabilité face aux chocs externes.

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Néanmoins, l’Afrique doit encore relever des défis persistants qui entravent son développement. La pauvreté et les inégalités demeurent des préoccupations majeures, même si elles connaissent une tendance à la baisse. C’est dans ce contexte que la Banque africaine de développement (BAD) organise ses Assemblées annuelles à Charm el-Cheikh, en Égypte, du 22 au 26 mai 2023, autour du thème « Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte en Afrique« . Cette initiative vise à renforcer la croissance inclusive et le développement durable, avec pour objectif d’améliorer la vie de millions de personnes en Afrique et de créer un avenir meilleur pour tous les citoyens.

Pour y parvenir, la BAD a identifié cinq piliers essentiels : « éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique », « intégrer l’Afrique » et « améliorer la qualité de vie des populations africaines ».

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Le financement comme clé du développement durable

Parmi les enjeux clés qui seront abordés lors des Assemblées annuelles, le financement occupe une place centrale. Les pays africains font face à des défis pour mobiliser des ressources domestiques en raison de leur économie peu diversifiée, des flux financiers illicites persistants, d’un accès limité aux marchés internationaux des capitaux et d’une concentration des ressources nécessaires au développement. Dans cette optique, la BAD plaide activement en faveur d’une plus grande déconcentration des ressources de l’aide publique au développement et d’un rôle accru des banques multilatérales de développement régionales.

À Charm el-Cheikh, les participants auront l’opportunité d’examiner les moyens de garantir une croissance nominale plus robuste, de développer un secteur financier au service des entreprises locales et de définir une stratégie d’endettement favorisant la mobilisation accrue de ressources pour les pays africains.

Pour garantir une croissance économique durable, un rapport commandité par un groupe d’experts examine les secteurs clés qui contribuent à la croissance inclusive et au développement durable sur le continent. Il met l’accent sur les pays à faible revenu, les pays à revenu intermédiaire, les pays en transition, les pays riches en ressources minérales et les pays exportateurs nets de pétrole. Ce document évalue les chocs internes et externes qui freinent régulièrement les périodes de forte croissance en Afrique, tout en proposant des stratégies durables pour y remédier.

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