Le FMI au secours du Ghana avec un prêt de 3 milliards $

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Une croissance de 2,4% en 2023 et 3,6% en 2024, selon le FMILe logo du Fonds monétaire international (FMI) © DR
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Le Ghana a conclu un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit d’un prêt de sauvetage de 3 milliards de dollars. Un crédit qui intervient alors que le pays africain est confronté à une grave crise économique.

Déjà accablé par une dette considérable, le Ghana fait face à une inflation historique de plus de 40%. De plus, il connait un effondrement de la valeur de sa monnaie : le cedi. Ces difficultés économiques ont empiré depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

«Je suis heureux d’annoncer que l’équipe du FMI est parvenue à un accord avec les autorités ghanéennes sur un programme de trois ans (…) dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant (…) d’environ 3 milliards de dollars américains», a déclaré le chef de la mission du FMI au Ghana, Stéphane Roudet.

Ce prêt «vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette tout en jetant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive», ajoute Roudet dans un communiqué. L’accord doit maintenant être approuvé par le Conseil d’administration du FMI à Washington, a-t-il expliqué.

Notons que le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a été critiqué pour sa gestion de la crise économique. Son pays lui reproche surtout son recours à l’aide du FMI, après avoir promis un «Ghana sans aide». De nombreux Ghanéens craignent qu’avec cet accord, le gouvernement soit contraint d’imposer des mesures d’austérité qui pèseront davantage sur la population.

Pour rappel, le Ghana est un important producteur de cacao et d’or et possède des réserves de pétrole et de gaz, mais le service de sa dette est monté en flèche. Et comme le reste de l’Afrique subsaharienne, il a été durement touché par les conséquences de la pandémie mondiale et de la guerre en Ukraine.

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