Zimbabwe : des élections générales décisives

Temps de lecture :
Élections au Zimbabwe : plus de 6,6 millions d’électeurs appelés aux urnesUn marché dans la province de Matabeleland South, au Zimbabwe, le 22 août 2023. © Zinyange AUNTONY / AFP
A A A A A

Le Zimbabwe se prépare pour des élections présidentielles, législatives et locales cruciales. Plus de 6,6 millions d’électeurs sont inscrits pour voter ce 23 août. La présidente de la Commission électorale du Zimbabwe, Priscilla Chigumba, a indiqué que plus de 450.000 nouvelles inscriptions avaient été enregistrées, portant le nombre total d’électeurs à 6.623.511.

Un duel tendu pour la présidence

La présidentielle s’annonce comme un duel tendu. D’un côté, il y a le président sortant, Emmerson Mnangagwa, du parti au pouvoir Zanu-PF. Et de l’autre côté, on trouve Nelson Chamisa, leader de la Coalition des citoyens pour le changement (CCC). En 2018, Mnangagwa avait remporté la présidentielle dans des circonstances controversées. S’ensuivre de violentes manifestations réprimées par les forces de sécurité, et faisant six morts.

Mnangagwa avait promis d’organiser des élections libres et équitables. Aussi, il avait exhorté les Zimbabwéens à rejeter la violence avant, pendant et après le scrutin. Cependant, en janvier, le Parlement a adopté une loi interdisant aux organisations de la société civile de s’engager dans la politique. Une mesure qui, de nouveau, a provoqué l’indignation des groupes de défense des droits de l’homme et de la communauté internationale.

Déroulement des élections

Le président est élu à la majorité absolue. Si aucun candidat n’obtient plus de 50% des voix, un second tour est organisé. Selon la Commission électorale, les résultats officiels de la présidentielle seront proclamés dans les cinq jours suivant le scrutin. Ces élections détermineront également la composition du Parlement, composé de 350 sièges, ainsi que de plus de 1.900 conseils locaux.

Retards dans les bureaux de vote

Cependant, le vote a été retardé dans de nombreux bureaux de vote de la capitale Harare en raison de l’absence de matériel de vote, notamment de l’encre indélébile et des bulletins de vote pour les conseils locaux. Malgré ces retards, de longues files d’attente de votants ont été observées dans plusieurs communes, illustrant l’importance de ces élections pour la population zimbabwéenne.

Recommandé pour vous

France-Libye : les vols directs reprennent après plus de 13 ans

Le 17 septembre 2026, la liaison aérienne directe entre la Libye et la France a repris, une première après plus de treize ans d’interruption. Détails.

Guinée : France 24 interdite de diffusion suite à une controverse

La Guinée interdit France 24 après qu’un présentateur a qualifié Mamadi Doumbouya de « président putschiste », malgré les excuses de la chaîne.

Cameroun : d’anciens contractuels réclament 60 mois d’impayés

154 anciens contractuels du PIAASI, au Cameroun, réclament 60 mois d’arriérés de salaire. Ils affirment attendre une solution promise après une rencontre avec le Premier ministre.

Gabon : l’audit ramène le taux d’endettement sous le seuil de 70%

Le Gabon ramène son taux d’endettement à 68,91% après un audit, contre 84% auparavant, grâce à une révision de la dette et du PIB.

Afrique du Sud : Pretoria préoccupée par les restrictions américaines sur les visas

Pretoria dénonce les restrictions américaines sur les visas visant des responsables sud-africains et appelle Washington à privilégier le dialogue diplomatique.

Mauritanie : l’ambassadeur iranien convoqué à Nouakchott

La Mauritanie a convoqué l’ambassadeur iranien après des « déplacements » jugés contraires aux usages diplomatiques, sur fond de controverse autour d’une visite à Bousdeïra.
pub