CEDEAO : le Niger lourdement sanctionné

Temps de lecture :
CEDEAO : le Niger lourdement sanctionnéLes présidents membres de la Cédéao réunis lors d'une session extraordinaire à Abuja, après le coup d'État au Niger, le 30 juillet 2023. © AFP/Kola Sulaimon
A A A A A

Lors du sommet extraordinaire des membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu dimanche dans la capitale du Nigeria, Abuja, des décisions importantes ont été prises en réponse au coup d’État qui a renversé le président nigérien Mohamed Bazoum.

Les dirigeants de la CEDEAO ont donné une semaine aux militaires putschistes pour rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions, sous peine de faire face à des conséquences plus sévères.

Cependant, des mesures sévères ont été prononcées pour condamner fermement cet acte et rétablir l’ordre constitutionnel. Les sanctions incluent la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Niger, l’institution d’une zone d’exclusion aérienne, la suspension des transactions commerciales et financières, le gel des avoirs de la République du Niger dans les banques de la CEDEAO, ainsi que la suspension de toute aide financière et transaction avec les institutions financières de la CEDEAO.

Lire aussi : «Mohamed Bazoum se porte bien», affirme le Premier ministre nigérien (France 24)

De plus, les responsables militaires impliqués dans le coup d’État, ainsi que leurs familles et les civils collaborant avec eux, seront interdits de voyager et verront leurs avoirs gelés.

Ces mesures visent à isoler le Niger économiquement et à décourager tout soutien au coup d’État. Elles reflètent aussi la détermination des membres de la CEDEAO à défendre les principes démocratiques et à préserver la stabilité de la région.

L’organisation reste donc vigilante quant à l’évolution de la situation au Niger. Elle se dit d’ailleurs prête à prendre de nouvelles mesures jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel soit rétabli et que le président élu soit légitimement réinstallé à la tête du pays.

Recommandé pour vous

Soudan : pressions internationales pour reconnaître les responsables de la famine et des violences sexuelles

Politique - Vingt-neuf États occidentaux réclament des enquêtes indépendantes sur les violences, la famine et les agressions sexuelles au Soudan.

Libye : un « business » de l’exploitation des migrants dénoncé par l’ONU

Politique - Un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme décrit en Libye un système d’abus institutionnalisés contre migrants et réfugiés.

L’ONU sollicite 1,6 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés soudanais

Politique - Les Nations Unies lancent un appel de 1,6 milliard de dollars pour soutenir 5,9 millions de réfugiés du Soudan en 2026.

Niger : un haut responsable militaire évoque « une guerre avec la France », Paris dément

Politique - Lors d’un rassemblement organisé dans la capitale, le général Amadou Ibro a lancé des propos qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux : « sachez que nous allons entrer en guerre avec la France », a-t-il déclaré devant des milliers de jeunes, suscitant des applaudissements et des chants hostiles à l’égard de la France.

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.
pub