Tunisie : 3.900 recrutements prévus en 2027 au ministère de l’Intérieur
En Tunisie, le ministère de l’Intérieur prévoit 3.900 recrutements 2027 dans le cadre de son projet de budget soumis au Parlement le 4 novembre. L’annonce a été faite par le ministre Khaled Nouri lors d’une séance conjointe consacrée à l’examen du budget de l’État, avec une enveloppe globale fixée à 6,56 milliards de dinars tunisiens, soit environ 2,08 milliards de dollars.
Lire aussi : Centres d’appels : les syndicats marocains, tunisiens et français du secteur se réunissent à Casablanca
Ces embauches doivent concerner 1.500 postes à la Sûreté nationale, 1.600 à la Garde nationale et 800 à la Protection civile. Le budget du département progresse de 5,3% par rapport à 2026, dans un contexte marqué par le renforcement de la surveillance des frontières terrestres et maritimes ainsi que par la modernisation des équipements sécuritaires.
Recrutements 2027 : un budget en hausse pour la sécurité intérieure tunisienne
La plus grande part des crédits reste absorbée par la masse salariale. Les dépenses de rémunération atteignent 4,404 milliards de dinars, soit 67% du total, tandis que 432 millions de dinars sont affectés au fonctionnement, 1,367 milliard aux interventions et 365 millions de dinars à l’investissement. Cette structure budgétaire montre que Tunis privilégie à la fois le maintien des effectifs et le renouvellement progressif des capacités opérationnelles.
Le projet prévoit aussi plusieurs dépenses ciblées pour les zones frontalières. Une enveloppe de 35 millions de dinars, soit près de 11,1 millions de dollars, est destinée à l’acquisition d’hélicoptères pour la Garde nationale. S’y ajoutent 17,1 millions de dinars, environ 5,4 millions de dollars, pour des équipements et dispositifs de couverture des frontières, ainsi que 53,7 millions de dinars en crédits d’engagement pour d’autres acquisitions. Ces moyens visent à répondre aux risques liés au terrorisme, à la contrebande et aux tentatives d’infiltration sur le territoire.
Au-delà du cadre national, cette orientation s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Sahel, où la sécurité intérieure mobilise une part croissante des finances publiques. La Tunisie, qui n’appartient ni à la CEDEAO ni à la CEMAC, reste néanmoins concernée par les dynamiques régionales de circulation transfrontalière et par les enjeux de coopération portés au niveau continental par l’Union africaine.