Ebola : la surveillance sanitaire s’étend en Afrique
L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo dépasse les 10.000 cas confirmés en République démocratique du Congo. Après la détection d’un cas importé au Nigeria, plusieurs pays africains renforcent leur surveillance épidémiologique et leurs dispositifs de riposte.
Les autorités sanitaires africaines intensifient leur vigilance face à la propagation du virus Bundibugyo, responsable de l’épidémie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC).
Au Nigeria, un premier cas a été confirmé le 20 octobre 2026, après plus d’une décennie sans détection de la maladie dans le pays. La patiente, une femme ayant séjourné en Ouganda, a développé des symptômes le 7 octobre, quatre jours après son arrivée. Évacuée vers la Suisse le 26 octobre, elle fait l’objet d’investigations visant à déterminer son exposition au virus.
Au 29 octobre, 62 personnes ayant été en contact avec elle étaient placées sous surveillance. Aucune n’avait été testée positive, selon les autorités sanitaires nigérianes. L’OMS accompagne également le renforcement des capacités de détection en Ouganda, tandis qu’Africa CDC a mobilisé environ 1,5 million de dollars pour soutenir la riposte au Kenya.
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La RDC reste le principal foyer de l’épidémie
En RDC, le bilan dépasse désormais les 10.000 cas confirmés, pour près de 5.000 décès. Déclarée le 15 mai 2026, cette épidémie constitue, selon les données communiquées, la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.
Au Togo, les autorités ont renforcé les contrôles sanitaires aux points d’entrée aéroportuaires, portuaires et terrestres. Aucun cas n’y avait été enregistré au 27 octobre.
La riposte reste toutefois confrontée à des limites structurelles. Africa CDC estime à 4,3 milliards de dollars par an les besoins nécessaires pour atteindre deux millions d’agents de santé communautaires en Afrique d’ici 2030.
Parallèlement, plusieurs pays poursuivent leurs campagnes de vaccination contre la poliomyélite. Le Soudan du Sud cible 3,9 millions d’enfants de moins de cinq ans, tandis que le Malawi a vacciné 7,36 millions d’enfants lors de sa quatrième campagne nationale.
La souche Bundibugyo ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement homologué. La détection précoce, l’isolement des malades et le suivi des contacts demeurent les principaux leviers de lutte contre sa propagation.