Afrique du Sud : un candidat aux élections locales tué par balle
Image d'illustration © DR Un candidat du parti sud-africain Alliance démocratique (DA) aux élections municipales du 4 novembre a été tué par balle lundi soir à son domicile, dans la province de l’État-Libre.
Michael Thulani Mbana, chef du groupe des élus de la DA à la municipalité de Metsimaholo, a été abattu à bout portant par l’un des deux hommes qui s’étaient présentés à sa résidence. Les suspects ont pris la fuite à pied et la victime est décédée sur les lieux.
Selon la police, le mobile du meurtre n’a pas encore été établi et aucune confirmation n’a été apportée quant à une éventuelle motivation politique. Le commissaire provincial, Thabang Lesia, a mobilisé l’unité chargée de la criminalité organisée afin de retrouver les suspects et de déterminer les circonstances des faits.
La porte-parole provinciale de la police, Thandi Mbambo, a appelé les éventuels témoins à se manifester et mis en garde contre la diffusion d’informations non vérifiées susceptibles de compromettre l’enquête.
Le chef provincial de la DA, Roy Jankielsohn, a exprimé sa confiance dans les enquêteurs, espérant que l’enquête permettrait d’établir le mobile du meurtre et de faire en sorte que justice soit rendue.
Ancien conseiller municipal et membre du comité exécutif chargé de l’aménagement du territoire et de l’habitat, Michael Thulani Mbana avait rejoint la DA en 2017.
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Un autre candidat tué par balle quelques jours plus tôt
Vendredi dernier, un conseiller municipal de 63 ans, qui devait se présenter aux prochaines élections sous la bannière du Parti communiste sud-africain (SACP), a également été tué par balle à son domicile, dans la province du Cap-Oriental.
Ces deux affaires interviennent dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les violences visant des responsables publics en Afrique du Sud.
Selon l’organisation Gun Free South Africa, au moins 44 personnes ont été tuées dans des assassinats à caractère politique entre janvier et septembre 2026. L’ONG recense également 37 incidents, six tentatives d’assassinat et deux complots déjoués.
Le KwaZulu-Natal arrive en tête avec 16 incidents, suivi du Gauteng, qui en compte 10. Le Cap-Oriental, le Nord-Ouest et le Cap-Occidental ont enregistré cinq incidents chacun, contre deux au Mpumalanga et un au Limpopo.
Le bilan national s’est alourdi à la suite de nouvelles violences survenues après septembre, les membres du Congrès national africain (ANC) représentant la plus grande part des victimes.
De son côté, un rapport de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC) fait état de 43 personnes tuées dans 45 attaques politiques entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 septembre 2026. Ce bilan dépasse déjà le nombre de morts enregistré sur l’ensemble des années électorales 2021 (30) et 2024 (33), ainsi que celui de 2025 (31).