Ebola : l’extension de l’épidémie met à l’épreuve la coordination sanitaire africaine
Une victime d'Ebola dans la province d'Ituri, en République démocratique du Congo, © Jospin Mwisha/AFP L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en Afrique centrale et de l’Est. En République démocratique du Congo (RDC), le virus a atteint une huitième province, tandis que le Kenya a confirmé un troisième cas lié à l’épidémie, selon des informations publiées les 15 et 16 octobre 2026 par Reuters. Cette progression renforce les enjeux de surveillance et de coordination sanitaire entre les pays de la région.
Plus de 9.000 cas en RDC
La province du Nord-Ubangi, frontalière de la République centrafricaine, est la huitième province congolaise touchée. Deux cas y ont été signalés à des responsables sanitaires cités par Reuters, sans annonce officielle des autorités congolaises au moment de la publication. Le foyer épidémique reste particulièrement actif en Ituri.
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Depuis le début de l’épidémie, déclarée à la mi-mai, la RDC a enregistré plus de 9.000 cas et plus de 4.000 décès. Le virus a également franchi les frontières : après des contaminations en Ouganda, le Kenya a confirmé trois cas, dont celui d’une femme de 65 ans, placée en quarantaine avant de développer des symptômes.
Une réponse coordonnée à l’échelle du continent
Face à cette propagation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont lancé, en juin, un plan continental de préparation et de réponse doté d’un objectif de financement de 518 millions de dollars pour la période de juin à novembre 2026.
Ce dispositif vise notamment à renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités de dépistage, la prise en charge des malades et la coopération transfrontalière. L’extension géographique de l’épidémie souligne l’importance de détecter rapidement les infections, de suivre les personnes contacts et de coordonner les interventions sanitaires dans les pays concernés.
L’épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement approuvé. La mobilisation des autorités nationales et des partenaires internationaux demeure donc essentielle pour limiter sa propagation.