Le Burkina Faso et l’ONU signent un accord pour trois programmes transformateurs
Le Burkina Faso et les Nations unies ont récemment signé un accord portant sur la mise en œuvre de trois programmes dits « transformateurs » pour la période 2025-2030. D’un coût global estimé à plus de 850 milliards de francs CFA, cet engagement vise à soutenir le développement économique et social du pays, tout en renforçant la paix et la cohésion sociale. Ceci intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et climatiques persistants.
Trois programmes au cœur des priorités nationales
Les accords ont été paraphés par le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et le coordinateur par intérim du système des Nations unies, Maurice Azonnankpo. Selon le ministère, ces programmes ont pour objectif principal de permettre au Burkina Faso d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, de consolider la stabilité et de favoriser un développement inclusif et durable.
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Le premier programme, consacré à l’appui à la transformation durable des systèmes alimentaires, représente la part la plus importante du financement avec plus de 645 milliards de francs CFA. Il vise à renforcer la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à travers l’ensemble des 17 régions du pays, en accordant une attention particulière aux zones à fort potentiel agricole ainsi qu’aux régions touchées par l’insécurité alimentaire et les chocs climatiques.
Résilience, paix et cohésion sociale
Le second programme, axé sur la transition humanitaire-développement-paix, mobilisera plus de 109 milliards de francs CFA. Il ambitionne d’accompagner le pays dans le passage progressif de l’assistance humanitaire vers des solutions durables fondées sur la résilience des populations et la consolidation de la paix.
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Le troisième programme, dédié à la stabilisation, à la cohésion sociale et à la transition, bénéficiera d’une enveloppe de plus de 151 milliards de francs CFA. Il a pour objectif de renforcer la présence de l’État, d’améliorer la gouvernance locale et de stabiliser les territoires, en particulier dans les zones frontalières et les régions fragiles.
Cité dans le communiqué, le ministre Aboubakar Nacanabo a souligné que ces programmes s’alignent pleinement avec les quatre piliers du Plan national de développement « Relance 2026-2030 ».