La bourse d’Alger enregistre une forte croissance au premier semestre 2025

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La bourse d'Alger enregistre une forte croissance au premier semestre 2025Bourse d’Alger. © DR
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La Commission d’organisation et de surveillance des opérations en Bourse (COSOB) a indiqué que la capitalisation de la Bourse d’Alger a atteint 745,4 milliards de dinars (environ 5,73 milliards dollars) à fin juin 2025, contre environ 520 milliards de dinars début janvier. Selon les données publiées par la COSOB, cette hausse de 43% sur le premier semestre de l’année en cours résulte de l’entrée en Bourse de deux nouvelles banques. Il s’agit de la Banque de développement local (BDL) et de la start-up Moustachir.

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Dédiée au développement économique et social des collectivités locales, la BDL a levé 61,88 milliards de dinars lors de son introduction, dont 44,2 milliards pour l’augmentation de capital et 17,68 milliards au titre de prime d’émission. De son côté, la start-up Moustachir, spécialisée dans le consulting en ligne, a mobilisé 94,6 millions de dinars sur le segment de financement des start-up. Créée en 2021, la plateforme met en relation des consultants, des entreprises et des particuliers à la recherche de solutions sur mesure, et offre également des services d’assistance à l’installation de sociétés étrangères ainsi que des espaces de coworking.

Des échanges en forte hausse, mais un marché encore limité

La COSOB a estimé que la valeur globale des actions échangées a atteint 4,5 milliards de dinars au premier semestre 2025, contre 1,35 milliard sur la même période de 2024, soit une hausse spectaculaire de 235%. Le volume total des titres négociés a également bondi de 232,8%, pour s’établir à 2,1 millions d’unités.

Malgré ces performances, la Bourse d’Alger demeure un acteur marginal dans le financement de l’économie nationale. Créée en 1997, elle ne compte aujourd’hui que huit entreprises cotées : Alliance Assurances, Biopharm, El Aurassi, Saidal, le Crédit populaire d’Algérie, AOM Invest SPA, la Banque de développement local et Moustachir.

Pour les observateurs, l’arrivée de nouveaux acteurs, en particulier dans le secteur privé et les start-ups, pourrait contribuer à dynamiser le marché et à élargir sa base d’investisseurs. Mais pour transformer l’essai, des réformes structurelles et une sensibilisation accrue des entreprises et du public à la finance de marché restent indispensables.

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