Mali lève 38,2 Mrds de FCFA sur le marché obligataire de l’UEMOA

Temps de lecture :
Mali : Assimi Goïta cumule la présidence de la Transition et la DéfenseAssimi Goita, chef du Conseil militaire et président de la transition du Mali. © DR
A A A A A

Le Mali a réalisé avec succès une opération de financement sur le marché régional de l’UEMOA, en mobilisant 38,2 milliards de francs CFA lors d’une adjudication conjointe de bons et d’obligations du Trésor, organisée le mercredi 28 mai par UMOA-Titres. Cette initiative visait à diversifier les sources de financement de l’État tout en répondant à une demande croissante du marché.

L’opération portait sur trois titres : des Bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours, ainsi que des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 et 5 ans. Le montant initialement proposé était de 35 milliards de FCFA. Grâce à une forte demande des investisseurs (38,3 milliards), le Mali a levé 38,2 milliards, soit un taux de couverture de 109,41% et un taux d’absorption de 99,74%, selon APA News.

           Lire aussi : Mali : nouvelle levée sur le marché UMOA

Dans le détail, les BAT à un an ont mobilisé 16,6 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 9,40% et un taux marginal de 8,85%. Les OAT à trois ans ont permis de lever 13,8 milliards FCFA au taux fixe de 6,35%, avec un rendement moyen de 8,59%. Quant aux OAT à cinq ans, elles ont rapporté 7,7 milliards FCFA, toujours au taux fixe de 6,35%, pour un rendement moyen de 6,36%.

L’opération a attiré un éventail diversifié d’investisseurs régionaux : 17 participants pour les BAT, 12 pour les OAT à 3 ans, et 4 pour les OAT à 5 ans. Le Mali a souscrit la majeure partie, à hauteur de 24,9 milliards FCFA, suivi par le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Bénin.

Cette levée de fonds va permettre de soutenir le budget de l’État malien et de financer ses projets de développement socio-économique, tout en renforçant la crédibilité du pays sur le marché régional.

Recommandé pour vous

Afrique du Sud : le risque d’un retour sur la liste grise du GAFI

L’Afrique du Sud risque de réintégrer la liste grise du GAFI en raison de la stagnation des réformes anticorruption et des faiblesses de son système judiciaire.

Au Sénégal, le PLFR 2026 renvoyé en commission à l’Assemblée

Au Sénégal, l’Assemblée nationale a renvoyé en commission le projet de loi de finances rectificative 2026 à la demande du gouvernement.

Émissions obligataires : l’Afrique signe son meilleur cru depuis 2021

Les entreprises africaines ont levé 13,3 milliards de dollars en émissions obligataires en devises sur 9 mois en 2026, un record qui interroge leur capacité de refinancement.

IA en Afrique : pourquoi son adoption ne garantit pas les gains économiques ?

L’intelligence artificielle pourrait soutenir la croissance, mais ses retombées économiques restent conditionnées à la capacité des entreprises à l’utiliser efficacement.

Ghana : fin des exportations de minerais bruts d’ici 2030

Le Ghana veut mettre fin aux exportations de minerais bruts d’ici 2030, en misant sur la transformation locale de la bauxite, du manganèse, du fer, du lithium et des diamants.

Burkina Faso : l’État interdit la privatisation de ses entreprises stratégiques

Le Burkina Faso interdit la privatisation de ses entreprises stratégiques. Une nouvelle loi renforce aussi le contrôle de l’État sur les secteurs jugés essentiels.
pub