Mali : Assimi Goïta promulgue la loi abrogeant la charte des partis politiques

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Mali : Assimi Goïta cumule la présidence de la Transition et la DéfenseAssimi Goita, chef du Conseil militaire et président de la transition du Mali. © DR
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Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a officiellement promulgué, ce mardi 13 mai 2025, une loi abrogeant la charte des partis politiques ainsi que le statut de l’opposition. Cette décision, validée la veille par le Conseil national de Transition (CNT) avec une large majorité de 130 voix pour, deux contre et aucune abstention.

La charte des partis, en vigueur jusqu’à présent, définissait les règles encadrant la création, le fonctionnement et le financement des formations politiques. Elle constituait également le socle juridique de l’opposition politique, assurant un minimum de garanties pour son expression dans l’espace public. La suppression de la charte inquiète fortement les partis politiques maliens qui redoutent une dissolution pure et simple.

Lire aussi : Mali : le Conseil national de la transition vote la charte des partis politiques

Selon le décret présidentiel, la loi désormais abrogée sera remplacée par une nouvelle législation qui devra encadrer la formation et les activités politiques, en conformité avec la Constitution. Toutefois, aucune indication précise n’a été donnée sur les contours de cette future loi ni sur les délais de sa mise en œuvre.

Cette mesure intervient dans un contexte de durcissement autoritaire depuis l’arrivée au pouvoir des militaire en 2020, à la suite de deux coups d’État successifs. Déjà affaiblis, les partis politiques font face à une menace directe sur leur existence. La concertation nationale organisée fin avril avait préconisé non seulement la dissolution des partis, mais aussi un encadrement plus strict de leur création.

L’espace civique au Mali se rétrécit progressivement, alimentant les craintes d’un recul démocratique. La suppression de la charte des partis constitue une étape de plus dans la consolidation du pouvoir par les militaires, au détriment du pluralisme politique et des libertés fondamentales.

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