CEMAC : l’encours des titres a franchi les 14,6 milliards de dollars

Temps de lecture :
CEMAC : l’encours des titres a franchi les 14,6 milliards de dollarsLa Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). © DR
A A A A A

Les données statistiques publiées par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ont indiqué que le marché des valeurs du Trésor de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a atteint un encours de 8451,8 milliards FCFA (14,6 milliards de dollars) à fin mars 2025. Ceci représente une progression mensuelle de 12,3% par rapport aux 7525,341 milliards FCFA à fin février.

Selon le document, cette dynamique est en grande partie portée par le Gabon, dont l’encours a grimpé de 44,3% en un mois, pour atteindre 2507,8 milliards FCFA. Le pays dépasse ainsi le Cameroun (1757,6 milliards FCFA), première économie de la zone, et se rapproche du Congo, qui conserve sa position de principal émetteur avec un encours de 2523,6 milliards FCFA.

Lire aussi : CEMAC : la BEAC cherche 230 milliards de FCFA pour lutter contre l’inflation

Le marché bénéficie également d’une participation accrue des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), dont le taux d’intervention est passé de 16,08% à 22,13% entre février et mars 2025. Toutefois, cette hausse contraste avec une baisse du taux de souscription global, qui a chuté de 84,94% à 60,95%, signalant une prudence accrue des investisseurs.

Sur le plan du coût, les États bénéficient d’un léger répit puisque le taux moyen des ressources levées a reculé de 8,2% à 7,58%. Cette tendance reflète probablement l’impact de la politique monétaire accommodante de la BEAC, qui a récemment abaissé son taux directeur pour soutenir la reprise économique.

Les obligations du Trésor assimilables (OTA) dominent le marché, représentant 79,1% de l’encours total à fin mars. Privilégiées pour leur maturité plus longue, les OTA traduisent la volonté des États de mobiliser des financements stables et durables pour leurs projets de développement. Les bons du Trésor assimilables (BTA), autrefois en tête, cèdent progressivement leur place dans les stratégies de financement régionales.

 

Recommandé pour vous

Afrique du Sud : Pretoria vise 3% de croissance annuelle pour soutenir l’emploi

L’Afrique du Sud vise 3% de croissance annuelle d’ici 2030 pour créer un million d’emplois, en misant sur les infrastructures, les mines, le tourisme et l’agriculture.

Tunisie : le blé dur fixé à 170 dinars le quintal

Tunis a aussi arrêté les tarifs du blé tendre, de l’orge et du triticale afin de soutenir les producteurs et d’assurer la disponibilité des semences avant les semis.

Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : pourquoi la répression peine à tarir les filières clandestines ?

Malgré 8.500 sites démantelés, l’orpaillage illégal résiste en Côte d’Ivoire. Derrière les mineurs, financeurs, acteurs locaux et réseaux transfrontaliers structurent la filière.

FMI-Sénégal : une mission attendue à Dakar dès le 19 août

Une mission du FMI se rendra au Sénégal du 19 août au 1er septembre pour discuter avec les autorités sénégalaises des finances publiques, de la dette et d’un nouveau programme.

La croissance tunisienne ralentit au deuxième trimestre 2026

En Tunisie, l’agriculture, les services et la construction résistent, mais le recul des mines et des hydrocarbures freine la dynamique. Les détails à retenir.

Dette sans issue

Le Sénégal croule sous une dette de 24.000 milliards FCFA. En 2026, la facture explose. Jusqu’où l’Etat pourra-t-il tenir avant que les citoyens paient l’addition ?
pub