RDC : démission du premier ministre, Sama Lukonde

Temps de lecture :
Sama Lukonde Felix TsishekediSama Lukonde reçu en audience par Félix Tshisekedi © DR
A A A A A

Mardi, la présidence de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la démission du premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, qui avait occupé le poste depuis le 15 février 2021. L’annonce a été faite après une audience accordée par le président, Félix Tshisekedi, à Sama Lukonde Kyenge à la Cité de l’Union africaine.

La démission intervient huit jours après la validation du mandat de Sama Lukonde Kyenge en tant que député national. La Cour constitutionnelle avait récemment rejeté le cumul de fonctions ministérielles et législatives, exigeant que les ministres et membres de cabinets politiques élus démissionnent de leurs fonctions politiques ou renoncent à leur mandat électif.

En conséquence de la démission du premier ministre, l’ensemble du gouvernement, composé de 39 membres élus à la députation nationale ou provinciale, est également dissout. Sama Lukonde avait pris ses fonctions en remplacement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre de la coalition FCC-Cach, déchu avec la création de l’Union sacrée de la Nation.

Notons que 31 des 60 membres du gouvernement, y compris le Premier ministre, avaient été élus députés nationaux lors des élections générales du 20 décembre dernier, où près de 44 millions d’électeurs avaient été appelés aux urnes pour élire un nouveau président et leurs représentants.

Félix Tshisekedi, réélu président de la RDC avec une majorité de 73,47 % des voix et assermenté le 20 janvier 2024, avait nommé Augustin Kabuya Tshilumba comme informateur à l’Assemblée nationale le 7 février, en vue de la formation du prochain gouvernement.

La présidence congolaise a aussi annoncé que le président Tshisekedi avait autorisé le premier ministre sortant et son gouvernement à rester en fonction pour expédier les affaires courantes en République démocratique du Congo. L’avenir politique du pays semble maintenant suspendu à la formation du nouveau gouvernement dans les prochains jours.

Lire aussi : Tensions à Goma : accusation d’attaque contre l’aéroport par le Rwanda

Recommandé pour vous

Soudan : pressions internationales pour reconnaître les responsables de la famine et des violences sexuelles

Politique - Vingt-neuf États occidentaux réclament des enquêtes indépendantes sur les violences, la famine et les agressions sexuelles au Soudan.

Libye : un « business » de l’exploitation des migrants dénoncé par l’ONU

Politique - Un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme décrit en Libye un système d’abus institutionnalisés contre migrants et réfugiés.

L’ONU sollicite 1,6 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés soudanais

Politique - Les Nations Unies lancent un appel de 1,6 milliard de dollars pour soutenir 5,9 millions de réfugiés du Soudan en 2026.

Niger : un haut responsable militaire évoque « une guerre avec la France », Paris dément

Politique - Lors d’un rassemblement organisé dans la capitale, le général Amadou Ibro a lancé des propos qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux : « sachez que nous allons entrer en guerre avec la France », a-t-il déclaré devant des milliers de jeunes, suscitant des applaudissements et des chants hostiles à l’égard de la France.

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.
pub