RDC : 3 ministres démissionnent pour soutenir Moise Katumbi

Temps de lecture :
RDC : 3 ministres démissionnent pour soutenir Moise KatumbiMoise Katumbi, célèbre homme politique congolais et candidat aux élections présidentielles de 2023 © Kenny Katombe/Reuters
A A A A A

Trois ministres de la République démocratique du Congo (RDC) ont décidé de quitter le gouvernement actuel du pays pour soutenir la candidature Moise Katumbi. Les démissionnaires sont les ministres des Transports, Chérubin Okende, et celui du Plan, Christian Mwando et la vice-ministre de la Santé, Véronique Kilumba. Le célèbre homme politique congolais a annoncé mi-décembre qu’il compte défier Félix Tshisekedi, président en poste, à l’élection présidentielle de 2023.

«Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a rencontré cinq ministres, membres du parti « Ensemble pour la République », pour consulter leur loyauté et leur engagement à sa politique et sa vision, (tout cela) en présence du Premier ministre (Jean-Michel Sama Lukonde)», indique dans un communiqué la présidence du pays.

«Trois d’entre eux, à savoir Christian Mwando, Chérubin Okende et Véronique Kilumba, ont démissionné afin de rester cohérents avec leur engagement politique», poursuit la note, diffusée sur Twitter.

Toutefois, le vice-premier ministre en charge des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Muhindo Nzangi Butondo et le ministre des Affaires sociales, Modeste Mutinga Mutushayi, ont confirmé leur fidélité à l’actuel exécutif.

Par ailleurs, depuis son retour à la RDC en 2019, Moise Katumbi a gardé un silence scrupuleux après plus de trois ans d’exil en Europe. Un exil que le gouvernement actuel a décrété après avoir annulé une condamnation pour corruption à son encontre.

Dans une interview avec Radio France Internationale et France24, Katumbi a annoncé qu’il quitte l’ »Union sacrée », la coalition dirigée par Félix Tshisekedi. Cette démarche visait à lui ouvrir la porte à la présentation de sa candidature à la tête du parti « Ensemble pour la République ».

«Je suis candidat parce que la situation au Congo est chaotique et parce que je dois sauver un peuple en danger», a déclaré Moise Katumbi. En effet, le pays est confronté à un conflit diplomatique avec le Rwanda, un cessez-le-feu précaire avec les militaires et les rebelles du Nord-Kivu ainsi qu’une violence endémique dans d’autres régions du pays.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, la situation de la RDC est très critique. Environ un quart de la population, soit 26,4 millions de personnes, pourrait avoir besoin d’une aide humanitaire d’ici 2023. Un aide qui risque d’augmenter à mesure que les nombreuses crises qui secouent le pays africain s’aggravent.

Recommandé pour vous

Soudan : pressions internationales pour reconnaître les responsables de la famine et des violences sexuelles

Politique - Vingt-neuf États occidentaux réclament des enquêtes indépendantes sur les violences, la famine et les agressions sexuelles au Soudan.

Libye : un « business » de l’exploitation des migrants dénoncé par l’ONU

Politique - Un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme décrit en Libye un système d’abus institutionnalisés contre migrants et réfugiés.

L’ONU sollicite 1,6 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés soudanais

Politique - Les Nations Unies lancent un appel de 1,6 milliard de dollars pour soutenir 5,9 millions de réfugiés du Soudan en 2026.

Niger : un haut responsable militaire évoque « une guerre avec la France », Paris dément

Politique - Lors d’un rassemblement organisé dans la capitale, le général Amadou Ibro a lancé des propos qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux : « sachez que nous allons entrer en guerre avec la France », a-t-il déclaré devant des milliers de jeunes, suscitant des applaudissements et des chants hostiles à l’égard de la France.

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire