Présidentielle aux Comores : Azali Assoumani réélu dès le 1er tour

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azali assoumaniLe président comorien Azali Assoumani © DR
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Le président sortant des Comores, Azali Assoumani, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle après le premier tour qui s’est tenu dimanche dernier dans l’archipel de l’océan Indien. Âgé de 65 ans, le président réélu entamera ainsi son troisième mandat consécutif, s’étendant jusqu’en 2029, une victoire provisoire qui doit encore être confirmée par la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays composé des îles Grande-Comore, Anjouan et Mohéli.

Depuis le siège de sa mouvance politique dans la capitale Moroni, Azali Assoumani a réagi aux résultats, affirmant que ses concurrents doivent suivre les voies légales et faire preuve de fair-play. Il a remercié ses électeurs pour la «responsabilité énorme» qui lui est à nouveau confiée, saluant leur «grande maturité politique».

Dimanche dernier, environ 340.000 électeurs étaient appelés aux urnes, mais le scrutin a été marqué par un faible taux de participation, s’élevant seulement à 16,30%, malgré les premières estimations de la Commission électorale (Ceni) indiquant un taux de participation dépassant les 60%.

L’opposition, constituée de cinq candidats opposés au président sortant, a dénoncé des fraudes, affirmant que malgré le bourrage des urnes, les fraudes et les intimidations du régime, ce sont eux qui sont arrivés en tête des suffrages exprimés. Les observateurs de l’Union africaine ont qualifié le scrutin de «paisible», contrastant avec les allégations de fraudes et d’irrégularités de la part de l’opposition.

Arrivé au pouvoir pour la première fois par un coup d’État en 1999, le colonel Azali est revenu à la présidence en 2016. Malgré des critiques sur sa gestion, notamment en matière de pauvreté, de coupures d’eau et d’électricité, ainsi que d’inflation alimentaire, le président réélu reste confiant. La victoire d’Azali à la dernière présidentielle en 2019, contestée à l’époque, avait finalement été validée par la justice.

Lire aussi : Élections aux Comores : fraudes et colère de l’opposition

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