Nigeria : des frappes aériennes de l’armée font 40 morts parmi des groupes terroristes dans le nord-est
L’armée nigériane a mené plusieurs frappes aériennes dans l’État de Borno, tuant une quarantaine de combattants terroristes les 15 et 16 janvier, selon des sources militaires. Les opérations ont visé les localités de Musarram et Azir, zones connues pour abriter des groupes armés opérant dans la région du lac Tchad, aux confins du Niger, du Tchad et du Cameroun.
Ces frappes s’intègrent à une stratégie militaire plus large destinée à affaiblir et éliminer les groupes terroristes opérant dans cette région instable. Le porte-parole de l’armée de l’air nigériane a précisé que les raids ont été déclenchés après la réception de renseignements faisant état d’un rassemblement de combattants, qui se préparaient à lancer des attaques contre des communautés locales.
Une intervention fondée sur le renseignement
Selon les autorités militaires, l’armée de l’air est intervenue de manière préventive afin d’empêcher une nouvelle vague de violences contre les civils. Trois bombardements successifs ont permis de disperser le groupe ciblé. Les combattants armés qui ont tenté de fuir en direction des forêts environnantes ont été pris pour cible et éliminés, a indiqué le porte-parole.
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L’opération met en avant l’importance croissante du renseignement militaire dans la stratégie nigériane de lutte contre le terrorisme, associant surveillance aérienne et frappes ciblées pour réduire la capacité opérationnelle des groupes armés.
Une région en proie à une violence persistante
Le nord-est du Nigeria reste le théâtre d’opérations de groupes terroristes violents. Ces organisations multiplient depuis plusieurs années les attaques contre les forces de sécurité et les populations civiles, provoquant morts, enlèvements et déplacements massifs de populations.
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Malgré les opérations militaires répétées, l’insécurité demeure chronique dans plusieurs États du nord du pays. Les autorités nigérianes affirment toutefois que la pression militaire constante affaiblit progressivement les groupes terroristes et réduit leur capacité à mener des attaques d’envergure, même si la menace reste élevée dans cette région stratégique du Sahel.