Mozambique : une loi adoptée pour mettre fin aux violences

Temps de lecture :
Mozambique : une loi adoptée pour mettre fin aux violencesDes députés du parti Podemos, assistent à la cérémonie d'investiture du nouveau Parlement à l'Assemblée nationale à Maputo le 13 janvier 2025. © AFP - ALFREDO ZUNIGA
A A A A A

Le Parlement mozambicain a adopté, ce mercredi, une loi visant à restaurer la paix après plusieurs mois de manifestations violentes ayant fait au moins 360 morts. En effet, la loi sur l’engagement politique pour un dialogue national inclusif, adoptée par les 250 députés, prévoit la révision de la constitution et des pouvoirs présidentiels, ainsi que des pardons pour les personnes condamnées à la suite des troubles post-électoraux.

Qualifiée de « tournant historique » par les deux camps politiques, la loi s’appuie sur un accord signé le 5 mars entre le président Daniel Chapo et tous les partis politiques. Dans ce contexte, Eduardo Mulembwe, ministre de la présidence chargé des affaires parlementaires, locales et provinciales, a déclaré que « la loi permettrait aux citoyens de voyager, en toute paix et sécurité, sur toutes les routes, sentiers, pistes et raccourcis ».

Ajoutant que « cette loi marque une nouvelle ère de paix et permettra aux citoyens de travailler dur et de transporter leurs biens à travers tout le pays, que ce soit pour des raisons professionnelles ou familiales, sans craindre quoi que ce soit ».

Lire aussi: Mozambique : un accord pour mettre fin aux violences

Felix Silvia, leader du Front de Libération du Mozambique (FRELIMO), au pouvoir, a affirmé que la loi offrait l’opportunité de contribuer à la « mission de renouvellement et de rétablissement des bases du Mozambique, en mettant notre pays et les intérêts des Mozambicains au premier plan ». De son côté, le groupe parlementaire du Mouvement Démocratique du Mozambique, principal parti d’opposition, a salué la loi comme offrant « de nouvelles perspectives pour un avenir plein d’espoir ».

Le 23 mars, Daniel Chapo a rencontré pour la première fois son principal rival, Venancio Mondlane, ancien candidat à la présidentielle, depuis l’élection. Mondlane avait refusé d’accepter les résultats qu’il jugeait « frauduleux », malgré leur approbation par le Conseil constitutionnel, ce qui avait déclenché des manifestations violentes. Les deux rivaux se sont donc engagés à collaborer pour mettre fin à la violence, un développement salué par les analystes politiques comme une étape importante pour renforcer la réconciliation et instaurer un environnement politique stable.

Recommandé pour vous

Éthiopie : l’armée poursuit son offensive au Tigré

L’armée éthiopienne poursuit sa contre-offensive au Tigré après la reprise d’Alamata. Des combats ont désormais lieu à Korem, tandis que les civils fuient les zones de front.

Afrique du Sud : près de 38.000 étrangers en situation irrégulière expulsés en huit mois

L’Afrique du Sud a expulsé 37.942 étrangers en situation irrégulière entre janvier et août 2026, pour un coût de 463,9 millions de rands.

Guinée-Bissau : Umaro Embaló prépare son retour électoral

En Guinée-Bissau, l’ancien président Umaro Embaló annonce son retour et sa candidature à la présidentielle du 6 décembre, près d’un an après le coup d’Etat militaire.

Désertion

Au Maroc, comme en Tunisie, en Algérie ou en Egypte, les jeunes ne votent pas. Quatre pays, quatre façons de gérer la même défiance.

États-Unis : l’Afrique au cœur de la politique d’expulsion des migrants

Les États-Unis multiplient les accords avec des pays africains pour accueillir des migrants expulsés. L’enquête révèle des négociations mêlant migration et intérêts diplomatiques.

France-Libye : les vols directs reprennent après plus de 13 ans

Le 17 septembre 2026, la liaison aérienne directe entre la Libye et la France a repris, une première après plus de treize ans d’interruption. Détails.
pub