Le Qatar prévoit un investissement de 20 milliards de dollars au Mozambique

Temps de lecture :
Le Qatar prévoit un investissement de 20 milliards de dollars en MozambiqueLe président mozambicain Daniel Chapo avec Sheikh Mansour Bin Jabor Bin Jassim Al-Thani representant de Al-Mansour Holding © DR
A A A A A

Le conglomérat privé qatari Al Mansour Holdings a annoncé, mercredi 27 août, un investissement de 20 milliards de dollars au Mozambique, selon un communiqué de la présidence relayé par Reuters. Cette enveloppe, l’une des plus importantes jamais consenties par un acteur étranger dans ce pays d’Afrique australe, est principalement destinée aux secteurs de l’énergie et de l’agriculture.

Pour les autorités mozambicaines, cet apport financier s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal de croissance 2025-2029, qui fait de l’accès à une énergie stable et abordable un pilier du développement. L’accent est mis sur l’électrification des zones rurales et sur la production de gaz de pétrole liquéfié (GPL), afin de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations.

Lire aussi Le Qatar prévoit d’investir quatre milliards de dollars en Egypte

Dans le domaine agricole, le président Daniel Chapo, élu en janvier dernier, ambitionne de dynamiser l’agro-industrie afin de compléter l’agriculture de subsistance. Selon l’USDA, 80 % des superficies cultivées servent aujourd’hui à la production de denrées alimentaires destinées à l’autoconsommation, limitant ainsi la valeur ajoutée et les exportations.

Le Qatar renforce sa présence en Afrique

Si les détails du calendrier et des modalités d’exécution de ce gigantesque plan d’investissement restent à préciser, le dirigeant d’Al Mansour Holdings, Mansour bin Jabor bin Jassim Al Thani, a insisté sur le caractère « gagnant-gagnant » de l’initiative : « Nous ne sommes pas ici pour concurrencer, mais pour compléter. Nous ne sommes pas ici pour prendre, mais pour construire », a-t-il déclaré.

Cette annonce s’inscrit dans une série d’initiatives récentes du Qatar visant à renforcer ses liens économiques avec l’Afrique. Le 21 août, Al Mansour Holdings avait dévoilé un projet de 12 milliards de dollars au Botswana, couvrant notamment les infrastructures, l’énergie, les mines, l’agriculture et le tourisme. Quelques jours plus tôt, un accord de 19 milliards de dollars avait été conclu avec la Zambie. En avril, un partenariat de 7,5 milliards de dollars avait également été scellé avec l’Égypte.

Recommandé pour vous

La Tanzanie mise sur ses réserves d’or pour financer ses infrastructures

Economie - Face au recul de l’aide internationale, la Tanzanie prévoit de vendre une partie de ses réserves d’or pour financer ses infrastructures.

Raffinage de l’or au Ghana : un accord historique pour capter davantage de valeur

Economie - Le Ghana a franchi un pas concret vers la transformation de son industrie aurifère en signant un accord de raffinage entre la Ghana Gold Board (GoldBod) et la Gold Coast Refinery Company Limited.

Nigeria : l’industrie avicole, moteur de nouveaux investissements

Au Nigeria, l’industrie avicole est en train de devenir l’un des secteurs agricoles les plus dynamiques du pays, attirant une série d’investissements publics et privés destinés à répondre à une demande nationale en forte croissance.

Le mobile money transforme l’inclusion financière en Afrique

Economie - Alors que la révolution numérique transforme l’économie du continent, l’accès aux services financiers reste profondément inégal.

Mirage ou moteur de croissance, pourquoi l’hydrogène vert peine à décoller en Afrique ?

Energie - La majorité des projets d’hydrogène vert en Afrique reste au stade de la conception, selon l’Energy Industries Council (EIC).

Le Bénin de retour sur les marchés internationaux

Après une période d’absence relative, le Bénin s’apprête à reconquérir les marchés financiers internationaux, en plaçant au cœur de sa stratégie un instrument encore inédit pour lui : le sukuk souverain.
pub