Le Burkina Faso réintroduit la peine capitale dans son nouveau code pénal

Temps de lecture :
Peines alternatives : plus de 1.000 décisions rendues depuis l’entrée en vigueur de la loiJustice (Image d’illustration) © DR
A A A A A

Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape dans la refonte de son arsenal judiciaire en validant un projet de loi consacré à un code pénal entièrement révisé. Ce texte, adopté par le gouvernement, marque un tournant majeur : la peine capitale fait son retour pour un nombre limité d’infractions considérées comme particulièrement graves, selon la presse nationale.

Cette refonte s’inscrit dans la continuité des transformations engagées depuis plusieurs mois dans le secteur de la justice, avec pour ambition d’adapter les outils légaux aux défis sécuritaires et sociaux du moment. Les autorités souhaitent ainsi consolider l’efficacité de la réponse pénale face aux comportements criminels.

Lire aussi : Le Maroc vote pour le moratoire sur la peine de mort

Un cadre plus strict et de nouvelles sanctions

Le projet introduit également un ensemble de mesures destinées à moderniser les sanctions. Parmi elles : la hausse des amendes, l’apparition du travail d’intérêt général comme peine principale, ainsi qu’un renforcement notable des sanctions relatives aux infractions routières et aux crimes économiques.
D’après les médias citant des sources officielles, ces ajustements ont pour objectif de dissuader davantage les manquements à la loi et de renforcer les mécanismes de prévention.

Le pays avait renoncé à la peine de mort pour les crimes de droit commun en 2018, sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré. Avec ce projet de Code pénal, le gouvernement acte un changement de cap significatif dans sa stratégie de justice et de sécurité.

Recommandé pour vous

Or not to be

A en croire le chef d'Etat guinéen, plus un gramme d'or brut ne quittera la Guinée. Tout sera raffiné sur place, à la Nimba Gold Refinery à Gbessia.

Interview-Maladies chroniques : l’Afrique face à une urgence sanitaire

Les maladies non transmissibles gagnent du terrain en Afrique. Cancers, diabète, maladies cardiovasculaires ou encore troubles de la santé mentale progressent à un rythme inédit.

Côte d’Ivoire : 53 millions $ attendus pour soutenir la mine Doropo

En Côte d’Ivoire, Resolute attend 53 millions $ pour soutenir la mine Doropo. Ce que cela change pour le projet aurifère et le secteur minier.

Tunisie : les dépenses estivales pèsent lourd sur les ménages

En Tunisie, l’été 2026 rime avec pression sur le budget des ménages. Hausse des factures, alimentation, loisirs et vacances scolaires multiplient les charges.

Au Tchad, les violences conjugales demeurent largement tolérées

Au Tchad, les violences faites aux femmes demeurent largement tolérées, sur fond de mariages précoces et de faibles recours. Les données disponibles.

L’Éthiopie s’impose parmi les plus grands producteurs mondiaux de blé

L’Éthiopie atteint 33 millions de tonnes de blé et devient le 7e producteur mondial. Une avancée majeure pour sa souveraineté alimentaire et l’agriculture africaine.
pub