Kenya : Equity Group porte son bénéfice net à 582 millions USD
Au Kenya, Equity Group a annoncé un bénéfice après impôt de 75,4 milliards de shillings kényans en 2025, soit environ 582 millions de dollars, en hausse de 55% sur un an. Le groupe bancaire, dont le siège est à Nairobi, confirme ainsi une forte progression de sa rentabilité dans un environnement régional marqué par des taux d’intérêt élevés, une reprise inégale du crédit et des besoins croissants de financement des ménages et des entreprises.
Cette performance intervient alors que l’Afrique de l’Est reste l’un des pôles bancaires les plus dynamiques du continent. Présent dans plusieurs pays de la région, notamment en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, le groupe profite de la diversification de ses revenus et de l’élargissement de sa base de clientèle, dans un marché où la bancarisation et les services financiers numériques continuent de progresser.
Equity Group consolide sa place dans la banque est-africaine
La hausse du résultat net s’explique par la progression des revenus tirés des activités de prêt, des commissions et des services transactionnels. Comme de nombreuses banques africaines, l’établissement a bénéficié d’un contexte de marges financières soutenues, porté par le niveau des taux directeurs dans plusieurs économies de la région. En parallèle, le renforcement des canaux numériques a permis d’absorber une part croissante des opérations courantes, avec un coût unitaire plus faible que dans les agences traditionnelles.
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Le groupe s’inscrit dans un paysage financier régional où l’intégration économique avance par étapes, sous l’impulsion notamment de la Communauté d’Afrique de l’Est. Cette dynamique favorise les banques capables d’opérer sur plusieurs marchés et de financer les échanges intra-africains. Dans ce cadre, la montée en puissance des grands groupes bancaires d’Afrique de l’Est rejoint un mouvement plus large observé sur le continent, où les institutions financières cherchent à élargir leur présence au-delà de leur marché d’origine, en lien avec les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine et les priorités de financement soutenues par la Banque africaine de développement.