Comment donner de la valeur ajoutée aux produits agricole ?

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Comment donner de la valeur ajoutée aux produits agricoles cultivés sur le continent ?Image d’illustration. © WIN-Initiative
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L’agriculture est au cœur des économies africaines. Près de 60% de la population du continent travaille dans le domaine. Cependant, ces travailleurs de la terre restent précaires, et l’enjeu actuel est d’apporter de la valeur ajoutée à leur production. Ce que cherchent à faire certains agriculteurs et entrepreneurs du continent.

Mariam Lafia N’gobi a 23 ans. Cette jeune Béninoise, licenciée en agronomie, étudie actuellement en master à la Sorbonne. Il y a 3 ans, elle se lance dans un projet pour valoriser la tomate. «De juillet à octobre, la tomate est en abondance sur le marché, mais à partir de janvier, il y en n’a pas. Alors qu’au moment où il y en a, j’ai fait une étude, on a vu des pertes énormes, des tonnes de tomates qui pourrissent. Et après, on va aller acheter des boîtes de tomate de l’étranger», constate-t-elle.

Avec des collègues étudiants, elle monte donc une petite entreprise de transformation de tomate en purée. Mais elle fait face à quelques difficultés. «Les contenants sont chers, c’est des boîtes en verre qu’on utilise. Et il faut dire aussi qu’on n’arrive pas à produire en grande quantité. L’entreprise est naissante et encore petite, donc on n’arrive pas à produire en grande quantité, ce qui fait qu’on n’arrive pas à réaliser beaucoup de marges», explique Mariam Lafia N’gobi.

La blockchain pour soutenir les exportations

La petite entreprise de Mariam compte parmi ces initiatives qui cherchent à apporter de la valeur ajoutée aux produits locaux. Sur une tout autre échelle, Bioliva Med Company, premier exportateur d’huile d’olive de Tunisie. Son directeur général Adel Ben Romdhane vient d’investir dans un système informatique performant à plusieurs centaines de milliers d’euros.

«Nous, on investit pour une blockchain technique et financière. Pour la blockchain technique, en fait, on peut consulter notre stock, on peut tout tracer : la fluidité des informations entre toutes les parties prenantes, que ce soient des fournisseurs, des clients, le personnel, des agriculteurs, les banques…», énonce Adel Ben Romdhane, qui poursuit : «Et surtout, dans notre cas, parce qu’on doit passer par des référencements et des approbations chez des clients, on est soumis à une série d’audits et la blockchain nous aide beaucoup ou rend l’entreprise audible même à distance. Ce qui n’était pas possible avant, parce qu’il y a beaucoup d’enregistrements, il y a beaucoup de paperasse.»

Autre levier de valeur ajoutée : le bio. «La transformation d’une bonne partie, que ce soit des terres des champs d’oliviers que des moulins vers l’agriculture biologique, a donné beaucoup de valeur parce que la consommation d’huile d’olive biologique, elle est en forte croissance et la Tunisie, c’est un pays qui est naturellement bio», souligne Adel Ben Romdhane.

Pour cela, Bioliva travaille à la certification de ses plantations. La traçabilité et le contrôle y sont un véritable enjeu.

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