Burkina Faso : un projet de centrale thermique renforce la présence économique des Émirats
Le Burkina Faso s’apprête à accueillir un nouveau projet énergétique d’envergure. L’entreprise émiratie Mark Cables FZE a annoncé, lundi 26 janvier 2026, le lancement de la construction d’une centrale thermique d’une puissance de 200 mégawatts sur le territoire burkinabè. D’un coût estimé à 180 millions d’euros, ce projet marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération économique entre le Burkina Faso et les Émirats arabes unis.
Présenté comme stratégique, ce chantier vise à répondre aux besoins croissants en électricité du pays, confronté à une forte demande énergétique. Pour Mark Cables, il s’agit également d’affirmer son ambition de devenir un acteur clé des infrastructures électriques en Afrique de l’Ouest, selon un communiqué de l’entreprise.
Un levier d’intégration régionale pour le secteur énergétique
Au-delà de sa dimension nationale, le projet permettra à Mark Cables de s’intégrer au système d’échange d’énergie électrique ouest-africain, un marché régional réunissant quatorze pays. Cette plateforme vise à favoriser les échanges transfrontaliers d’électricité et à renforcer la sécurité énergétique dans la région.
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La centrale thermique burkinabè pourrait ainsi contribuer à stabiliser l’approvisionnement électrique et à soutenir la croissance économique, dans un pays où les infrastructures énergétiques demeurent insuffisantes.
Les Émirats, investisseurs majeurs en Afrique
Ce projet illustre l’influence croissante des Émirats arabes unis sur le continent africain. Selon des données du Trésor public français, Abu Dhabi aurait investi 110 milliards de dollars en Afrique entre 2019 et 2023, devenant le premier investisseur étranger devant la Chine. Ces investissements couvrent des secteurs variés, allant de l’énergie aux infrastructures portuaires, en passant par les matières premières et la sécurité.
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Récemment, les Émirats ont multiplié les accords économiques, notamment avec le Tchad et l’Angola, et annoncé un milliard de dollars pour le développement de l’intelligence artificielle en Afrique. Si cette diplomatie économique suscite l’intérêt de nombreux États africains en quête de financements, elle s’accompagne aussi de controverses, notamment concernant le rôle des Émirats dans certains conflits régionaux.