Burkina Faso : plus de 100 civils tués dans plusieurs villages

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Burkina Faso : plus de 100 civils tués dans plusieurs villagesSoldat ©DR
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Un drame d’une ampleur inédite s’est déroulé dans la région du Sahel, au nord du Burkina Faso. Plus de 100 civils ont été tués dans plusieurs villages des communes de Dori et Gorgadji, a rapporté Radio France Internationale (RFI). Les témoignages accusent un convoi de l’armée burkinabè accompagné de volontaires pour la défense de la patrie (VDP), qui aurait ouvert le feu sur des populations civiles.

Parmi les victimes figurent des femmes, des personnes âgées, mais aussi des nourrissons. Des photos et vidéos authentifiées confirment la brutalité des faits. À ce jour, les autorités burkinabè n’ont émis aucun commentaire officiel, alimentant les inquiétudes et la colère au sein de la population.

Un homme, rescapé du massacre, a confié à RFI avoir perdu sa femme et son enfant âgé de seulement deux mois, ainsi que sa sœur et son bébé d’à peine un mois. « Ils ont tué toute ma famille », témoigne-t-il avec douleur. Un autre survivant affirme avoir vu douze membres de sa famille être tués, y compris des enfants portés au dos de leurs mères.

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Un septuagénaire raconte avoir été touché par balle alors qu’il se trouvait dans sa case : « Ils m’ont laissé pour mort. C’est un miracle que je sois encore en vie », murmure-t-il, bouleversé.

Selon plusieurs sources communautaires, 105 personnes auraient été exécutées entre les localités de Tafagou et Nobiol, avant d’être enterrées dans des fosses communes. Le convoi militaire impliqué revenait d’Aribinda et se dirigeait vers Dori, chef-lieu régional, dans une zone toujours en proie aux violences terroristes.

Ce massacre soulève de graves préoccupations sur les pratiques des forces de défense et sur l’absence de réponses institutionnelles. En attendant des éclaircissements officiels, les appels à une enquête indépendante se multiplient.

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