Attaque de l’aéroport de Niamey : la junte nigérienne pointe la France et ses alliés
Au lendemain de l’attaque armée ayant visé l’aéroport de Niamey dans la nuit du mercredi au jeudi, la capitale nigérienne a retrouvé un semblant de normalité. Jeudi 29 janvier, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur la base de l’Escadrille nationale, où stationne la flotte aérienne militaire, pour constater les dégâts et adresser un message ferme à ses adversaires.
Selon les autorités nigériennes, l’assaut a été mené par un groupe qualifié de « mercenaires ». Le ministère de la Défense nationale fait état de vingt assaillants neutralisés et de onze arrestations. Quatre soldats nigériens ont été grièvement blessés lors des affrontements. La télévision publique RTN affirme qu’un ressortissant français figurerait parmi les assaillants tués, sans toutefois fournir de preuves supplémentaires.
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Une réaction militaire rapide saluée
Le général Tiani a mis en avant la réactivité des forces de défense nigériennes, appuyées par leurs partenaires russes. Selon lui, l’attaque a été repoussée en moins de vingt minutes grâce à une intervention coordonnée. Une efficacité militaire qu’il a publiquement saluée lors de sa visite sur site.
Adoptant un ton particulièrement offensif, le président de la transition a accusé Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara d’être les « sponsors » des auteurs de l’attaque. Des propos accompagnés de menaces voilées, sans détails sur d’éventuelles représailles.
Sur le plan matériel, des dégâts ont été enregistrés sur des appareils civils, notamment deux avions de la compagnie Asky et un avion d’Air Côte d’Ivoire. L’aviation civile nigérienne assure toutefois que le trafic aérien se poursuit normalement. Des rassemblements de soutien au régime ont également été organisés dans la capitale.