Algérie : Khalida Boufedeche devient la première présidente du Parlement
L’Algérie a franchi une étape inédite de son histoire politique avec l’élection de Khalida Boufedeche à la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN). Pour la première fois depuis l’indépendance du pays, une femme accède à la tête de la chambre basse du Parlement, occupant ainsi l’une des plus hautes fonctions de l’État.
Médecin allergologue de profession et députée élue à Alger, Khalida Boufedeche appartient au Front de libération nationale (FLN), formation historique de l’indépendance et principale force politique issue des dernières élections législatives. Le parti a remporté 91 des 407 sièges de l’Assemblée, à l’issue d’un scrutin marqué par une participation historiquement faible, limitée à 21,24%.
Une avancée symbolique dans un Parlement peu féminisé
La nouvelle présidente de l’APN a été désignée face à deux autres candidats, représentant respectivement le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).
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Membre du comité central du FLN, Khalida Boufedeche possède une expérience politique acquise au niveau local, après avoir exercé des responsabilités au sein de sa commune de Bordj El Bahri puis de l’Assemblée de la wilaya d’Alger.
Cette nomination intervient toutefois dans un contexte de faible représentation des femmes au Parlement. Seules 25 députées siègent dans la nouvelle législature, soit 6,14% des élus, contre 38 en 2021 et 118 en 2017, année où un système de quotas favorisait leur présence. Ce recul contraste avec le poids démographique des femmes, qui représentent près de la moitié de la population algérienne.
Derrière le FLN, le Rassemblement national démocratique (RND) dispose de 74 sièges, tandis que le Front El Moustakbal en compte 56 au sein de l’hémicycle.