Insécurité routière

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accident route afriqueUn accident impliquant 27 véhicules à côté de Johannesbourg en 2008 © JULIEN LALOYE
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L’insécurité routière est un poison à bas bruit qui fait des ravages en Afrique. Selon les Nations-Unies, les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité des adolescents et des jeunes adultes africains, les 15-29 ans. En effet, le continent abrite 3% du parc automobile mondial, mais 50% des accidents de la route. Et l’hécatombe se poursuit. Autant dire que l’objectif 3.6 des ODD dans ce domaine est inatteignable, à savoir, diviser par 2 le nombre d’accidents de la route.

À l’ONU, le secrétaire général s’en alarme. Il a ainsi dépêché la semaine dernière son Envoyé spécial dans plusieurs capitales africaines pour mobiliser les gouvernements. Le message porté par Jean Todt, l’ancien patron de l’écurie Ferrari en Formule 1 aux dirigeants est simple : «les conséquences sociales et économiques des accidents de la circulation représentent une source de déstabilisation de votre pays». De nombreuses familles ayant perdu un être cher sur la route, perdent parfois leur principale source de revenu. Les dizaines de milliers de blessés handicapés à vie, se retrouvent du jour au lendemain sans le moindre filet social.

Chaque État à sa propre agence de sécurité routière, en réalité des «agences d’insécurité routière». De même, tous les pays ont accumulé des lois et réglementations, mais dont une grande majorité ne sont pas strictement appliquées. L’obligation du port du casque, de la ceinture de sécurité, l’interdiction du téléphone ou encore de l’alcool au volant, ne sont que très peu vérifiés. Ou quand ils le sont, les automobilistes savent qu’ils peuvent monnayer une infraction au code de la route. Ce sont des vraies agences anti-corruption qu’il faut à tous ces pays.

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